Extrapolation

Depuis la nuit des temps sur notre planète et sûrement sur d’autres dans l’immensité du cosmos, la vie est apparue sous sa forme la plus primitive, la cellule, et par association, combinaison, interaction et intrication… elles ont créé le « nec plus ultra », celui connu sous le vocable « d’homo sapiens » (l’homme, espèce issue de l’animal, animal issu du végétal qui est lui-même issu du minéral, …)

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Enchainement causale ou alchimie divine de la Vie sur Terre et ailleurs ?

À la base des cellules on trouve les pièces les plus élémentaires de la matière, connue à ce jour, que sont les quarks et les électrons, qui sont, pour l’instant, les pierres fondamentales de tout ce qui est vivant ou inerte, ou du moins qui semble inerte… ce qui va suivre n’est pas de moi mais de Hubert Reeves, extrait de son livre « L’univers expliqué à mes petits-enfants » (il en a huit !)

« Je vais résumer la situation en prenant ton corps en exemple… En dernière analyse il est composé de quarks et d’électrons. Il y en a beaucoup ! Environ cent milliards de milliards de milliards. Un un suivi après la virgule de vingt-neuf zéros

Maintenant ferme les yeux et dit-toi “J’existe”. Ouvre les yeux et dit “le monde existe autour de moi”. Tu réalises alors une prouesse fantastique, parmi les plus extraordinaires réussites de l’Univers.

Pour que tu arrives à prendre conscience de ton existence et de celle du monde autour de toi, il faut que cent milliards de milliards de milliards de quarks et d’électrons, agencés dans une structure d’une complexité inouïe, jouent chacun un rôle précis.

Comme dans une horloge, où chaque rouage doit fonctionner correctement, tes quarks et tes électrons sont à leur place pour te permettre d’agir : lire, te concentrer, dormir quand il le faut.

Voilà donc le sens de ce premier message à notre visiteur extraterrestre, voilà le sens de la phrase ;

La nature est structurée comme une écriture”. »

Rien que cet extrait permet d’entrevoir, d’une part la complexité phénoménale de cette construction que nous appelons la matière à la base de toutes les formes de vies, allant des plus primitives aux plus évoluées. D’autre part elle nous permet de constater que le hasard ne peut plus être à la base de cette construction ! Ce qui tiendrait plus du miracle que d’autre chose et comme tu es un cartésien indécrottable, tu sais très bien que le miracle n’est que le fruit des élucubrations de culs bénit !

Bien sûr, le cul bénit que je suis, va s’empresser de rajouter que si le hasard ne peut, c’est quasiment sûr, plus être évoqué comme hypothèse crédible, il faudrait peut-être envisager d’introduire dans toutes les hypothèses des scientifiques ;

« la conscience », une forme primaire au niveau des briques (quarks, électrons) qui sont sensibles à l’observateur, et la conscience des formes de vie comme la nôtre, qui est capable de constater que nous existons et que le monde existe autour de nous !

Et dire que « Dieu existe » me semble être une hypothèse plus crédible que celle du hasard, mais pour cela, je vais vous donner mon point de vue, au sujet de ce que j’entends par « Dieu ! »

Pourquoi j’utilise-ce vocable de « Dieu » encore de nos jours, et que signifie-t-il pour moi  ?

Pour que tu comprennes mieux les raisons qui me poussent à l’utiliser, il me faut t’expliquer ce qu’il représentait pour moi avant que je ne le jette aux orties !

Il était pour moi un « principe » d’amour, d’amour pour toute sa création et en particulier pour ses derniers enfants, les êtres humains, une sorte de Père (notre Père) qui nous aimait comme un père aime ses enfants. Un Père attentif à notre croissance (spirituelle) aimant nos qualités et indulgent avec nos défauts qui devait le faire sourire, c’était « l’image » que j’avais de Lui.

Cette image d’un Père aimant me convenait parfaitement, jusqu’au jour où il ne fît rien pour empêcher une petite fille de deux ans et demi de se noyer dans un petit bassin d’eau protégé par deux grilles insuffisamment rapprochées l’une de l’autre ! Et cet autre jour où il ne fit à nouveau rien pour empêcher un jeune garçon de treize ans de se pendre dans la chambre de sa sœur !

Comment un dieu créateur du ciel et de la terre, comment un personnage aussi puissant et aussi aimant pouvait-il rappeler à Lui, de manière aussi cruelle, deux enfants innocents en laissant leurs parents dans un immense désarroi ?

Ces deux faits traumatisants m’ont incité à le renier et l’envoyer au diable ! Ce jour-là, je pense qu’il a dû sourire tendrement dans sa barbe blanche, sachant pertinemment qu’il allait me revenir tel un boomerang en pleine conscience, mais sous une autre forme, quoiqu’en ce qui le concerne le mot « forme » est inapproprié, car « Il » n’a aucune forme, « Il » est en toute forme, sous forme d’une puissante énergie impalpable, qui se manifeste en tout.

Depuis, ma conception intellectuelle de Lui a changé, elle s’est transformée, s’il nous a faits à son image, ce n’est pas l’image que j’en avais avant ses deux événements, la représentation que j’en ai actuellement ressemble plutôt à une forme de « conscience cosmique », conscience à l’origine de tout ce qui est, conscience contenue dans toute chose, c’est-à-dire, même dans les briques les plus élémentaires comme les quarks et les électrons qui composent TOUTE la matière, depuis le vide intérieur de ses constituants, au vide extérieur qui assure la cohésion de toutes les formes et qui représente plus de 72 % de ce que nous ne connaissons pas et qu’on appelle la matière noire !

Je sais qu’Il n’appartient pas à ce monde, et si je l’y rencontre ici-bas ce n’est que dans l’étincelle qui brille dans les yeux de l’autre, dans la magnificence de sa création, et dans toutes ses manifestations au sein de la matière.

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Une des nombreuses représentations abstraites de Dieu !

N’étant pas de ce monde, mais s’y manifestant au travers de TOUT, qu’on le veuille ou pas, tout ce qui existe ne peut être qu’à l’origine d’une « intention primordiale », intention, consciente de qui elle est, et consciente de ce qu’elle souhaite réaliser. N’étant pas de ce monde, nous sommes pour lui, ses yeux, ses oreilles, ses mains… dont il a besoin pour continuer dans la matière à y construire son plan, plan divin, plan qui échappe, pour l’instant, c’est mon point de vue, à la compréhension de ses créatures, ici nous sommes ses « Cocréateurs », ce qui ne nous donne aucun pouvoir divin, loin de là !

Alors oui, « Dieu » est le vocable le mieux adapté au langage humain il est universel et tout homme peut lui donner le nom qui lui convient le mieux, quel que soit le jugement des pisses froid.

Un vide doté d’une conscience, contenant une information initiale sous la forme d’un code génétique de la matière constituant l’univers et tout ce qu’il contient, un vide capable de s’enrichir, au fil du temps, des informations cumulées par toutes les évolutions des formes vivantes, permettant la construction de nouvelles formes de plus en plus complexes et de plus en plus sophistiquées capables d’être conscientes de qui elles sont et consciente de tout ce qui les entoure, mérite bien ce vocable de « Dieu », n’en déplaise à Voltaire !

Ce vocable de « Dieu » réunifie à nouveau la religion (1) et la science (2), qui disent la même chose en employant des mots différents, la belle affaire !

Voilà pourquoi j’utilise ce mot (3) qui me semble bien définir l’indéfinissable, à toi d’y voir ce que tu veux, c’est ton problème pas le mien… crois à ce que tu veux moi j’ai choisi de croître !

 

(1) Religion ; mot qui vient du latin « religare » qui signifie « relier ».

(2) Science ; autre concept créé par l’homme qu’il a substitué (non sans raison) au premier (la religion), pour essayer de répondre à ses questionnements qui l’habitent depuis la nuit des temps de l’humanité !

(3) Dieu ; concept intangible et invisible, à la fois transcendant, omniscient et omnipotent !

 

Raymond MAGDELAINE

 

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