Dis Dieu !

Sais-tu Père, ce que tes enfants éprouvent comme souffrances, comme difficultés, comme désespoirs, comme famines, comme brutalités, comme dominations, comme manques… dans leur incarnation sur cette terre, le sais-tu Père ?

Dis Dieu
C’est ma prière !

Oui, Père, je sais que tes plans mêmes les plus simples, même les plus évidents pour toi, dépassent mon entendement, je le sais, ce que je te demande Père, c’est de nous expliquer, plus souvent, en mots simples et accessibles à notre compréhension, tes objectifs, je vais te donner un exemple qui, je sais, n’a pas échappé à ta sagacité, mais qui me touche profondément !

Sais-tu que la perte d’un enfant fait des ravages dans le corps et l’âme des parents, le sais-tu Père, sais-tu que cela est la première raison qui font que tes enfants, dans la douleur de la perte, te rejettent, te renient et que cette réaction les fait plonger encore plus bas dans le gouffre de leurs souffrances, de leurs incompréhensions, le sais-tu Père ?

Sais-tu qu’ils peuvent lorsque leur souffrance leur devient intolérable mettre fin à leurs jours ?

Je te dis cela sans haine, sans rancune, pour l’avoir sûrement vécu dans des vies antérieures, car dans cette vie tu m’en as épargné les souffrances et je t’en suis infiniment reconnaissant, mais tu sais très bien, Père, comme tu nous le répètes si souvent, que l’autre c’est aussi nous et que sa souffrance est aussi la nôtre et quelque part la tienne, non ?

Ici-bas, un enfant est sacré, c’est une grâce et un bonheur infini que de nous confier une âme incarnée dans un être de chair, c’est une responsabilité que nous essayons d’assumer du mieux que nous pouvons pour le bien-être de cette parcelle de toi !

L’arrachement est la douleur la plus forte et la plus cruelle que nous puissions subir ici-bas, tu ne peux pas nous demander de prendre conscience sur le moment que cette épreuve est à terme une bénédiction divine, la chair, dont nous sommes tous faits ne peut l’assimiler immédiatement, tu le sais, il nous faut du temps, parfois beaucoup de temps !

Je sais, Père que le plan qui nous concerne, tend vers la perfection, que nous sommes ceux qui sont les mieux placés pour t’en parler, ce que je fais aujourd’hui, pour te permettre dans un avenir pas trop lointain, s’il te plait, d’en modifier sensiblement les impacts sur la matière, oui Père, je sais malgré tes grands pouvoirs que l’univers parfait est encore en chantier.

Je sais aussi pour l’avoir vécu, que ce n’est pas toi qui t’es coupé de nous, mais nous qui nous sommes coupés consciemment ou inconsciemment de toi, d’où notre surdité et notre aveuglement, à ne pas entendre ou voir tous les signes que tu ne cesses de nous envoyer pour nous éviter de sombrer dans la morosité et le désespoir.

Ici-bas, avec nos enfants, nous parents, nous sommes parfois obligés d’élever la voix pour nous faire entendre d’eux, non pas pour les forcer à faire ce que nous voulons, non, simplement pour essayer de leur faire trouver la voie de la raison, celle de leur incarnation.

Il serait peut être temps Père que tu hausses considérablement le ton, car tes enfants sont devenus sourds et aveugles et risque de mettre en péril ou plutôt de retarder tes plans, qui ne cessent, malgré leurs imperfections, de m’émerveiller !

Oui Père j’entends bien ! Ceci fait partie des nombreuses priorités que tu as mises en chantier, mais je tenais tout de même à te le dire !

Merci d’avoir pris le temps de m’écouter !

Raymond MAGDELAINE

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