L’enseignement aux femmes

Myriam après avoir dit à Jeshua que les femmes ne pouvaient pas le suivre ni se faire baptiser au milieu des hommes, va se voir confier cette tâche au même titre que les autres disciples qui au demeurant ne voient pas cela d’un très bon œil.

… début des dialogues (1)

Après avoir entendu Myriam, Jeshua, s’arrête au milieu d’un groupe de femmes qui l’observent un peu sur la réserve, il se tourne vers Myriam et lui demande « Que dois je enseigner ? »

Myriam, « sommes nous si différentes des hommes qu’il faut nous apprendre autre chose ? »

Une femme du groupe, « Nous sommes des femmes, notre vie ne nous appartient pas ! »

Jeshua, « Votre esprit vous appartient, et c’est vous seule qui en répondez. Votre esprit est précieux à Dieu… aussi précieux que celui de votre mari ou de votre père ! »

La femme, « Alors à qui faut-il obéir ? Si Dieu commande une chose, mais que notre mari ou notre père en commande une autre ? »

Jeshua, « Vous devez suivre Dieu. »

Myriam, « Devons-nous les défier et abandonner notre vie pour toujours ? »

Jeshua, « Oui, même s’ils vous jugent, s’ils vous persécutent, vous devez leur pardonner ! »

La femme, « Il faut leur pardonner ? »

Un silence pesant s’installe…

La femme reprend la parole et raconte l’histoire d’une femme surprise par un homme en flagrant délit d’adultère, ses frères l’emportèrent de force au bord de la rivière, où ils la violèrent et la noyèrent. Au procès, continue t-elle, l’un d’eux fut saisi de repentis, et supplia Dieu de lui pardonner ses crimes.

La femme ajouta en fixant Jeshua droit dans les yeux « Mais moi je ne suis pas Dieu ! »

Un temps s’écoule…

Jeshua, « Qu’est-ce que ça fait de porter cette haine dans ton cœur ? Est-ce qu’elle s’éteint au fil des mois ? »

Se tournant vers les disciples « Elle suinte partout et envahit vos jours, vos nuits, et elle finit par dévorer tout ce que vous étiez. Ces hommes eux aussi étaient emplis de haine. »

Silence… la femme et Jeshua se regardent intensément.

Jeshua reprend « Tu es forte ma sœur ! Mais il faut pardonner !

C’est le seul chemin vers le royaume de Dieu ! »

« Allez-vous vous joindre à nous ? Allez-vous naître à nouveau ? »

Un groupe de femmes suit Myriam jusqu’à la rivière où devant Jeshua et les disciples hommes elle va procéder à la cérémonie du Baptême sur les femmes.

Myriam procède au baptême des femmes !

Myriam, « Je te baptise de cette eau pour te purifier. Je te baptise de lumière et de feu. Je te baptise pour que tu renaisses éveillée, prête pour le jour qui vient ! »

… fin des dialogues

Une véritable « révolution », pour l’époque, évolution qui de nos jours reste encore « lettre morte ! »

Jeshua ici reconnaît en Myriam la part du féminin sacré qui complète sa part de masculin sacré, là aussi, il y a encore de nos jours un long chemin à parcourir pour le reconnaître !

Alors qu’attendons-nous pour naître éveillé, prêt pour le jour qui viens ?

(1) Ce texte est un extrait des dialogues du film « Mary Magdalene » qui n’a pas fini pas de résonner en moi !

 

Raymond MAGDELAINE

Mary Magdalene (le Film)

Je viens de voir le film en streaming sur mon PC avant sa sortie en DVD.

Il est inspiré par les évangiles apocryphes et pour cause les canoniques n’évoquent pratiquement pas ou si peu Marie Madeleine, la faisant passer de surcroit pour une prostituée ou au mieux pour une femme habitée par sept démons !

La femme qui y est présentée est en parfaite unité avec mes ressentis, elle est une femme qui cherche à s’affranchir des préjugés de l’homme de son époque, qui au demeurant dans certaines situations n’a pas trop évolué de l’homme de nos jours.

Le film qui la réhabilite complétement, à mon sens !

Elle y est aussi, comme je le pressentais, présentée comme étant la seule disciple (hommes et femmes confondues) a avoir compris le sens profond des paraboles utilisées la plupart du temps par Jeshua qui lui demande dans le film très explicitement d’être son témoin. Ça correspond dans mes ressentis et les messages que je reçois d’elle, à l’osmose profonde qui existait entre cet homme et cette femme d’exception, même si le réalisateur n’a pas osé ou cru bon de parler de leurs noces à Cana (seule petite déception de ma part, mais sans incidence sur le fond du film).

L’une des paraboles les plus parlantes à mes yeux est celle où elle lui demande « Comment sera-t-il le royaume ? »

« Il est tel un grain, un seul grain de sénevé qu’une femme ramasse et plante dans son jardin. Il grandit et il grandit… et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »

Elle est la seule à en avoir compris le sens profond que j’interprète aujourd’hui, attention ! ce n’est que mon point de vue ;

« Il sera (le royaume) issu de la graine que vous planterez dans votre jardin (votre cœur), il y grandira et y grandira (sous-entendu si vous le vivez intensément dans votre corps) et alors… les enfants de la terre (ce qui est en bas sera comme ce qui est au ciel) pourront y vivre en paix (ils pourront y faire leur nid) ! »

Myriam de Magdala, ou Marie Madeleine si vous préférez, est la seule à avoir senti que les disciples hommes, les plus proches de Jeshua, ne transmettraient pas ses enseignements, non pas par esprit de contradiction, mais parce que toutes ses paraboles sont passées très haut au-dessus de leur condition d’homme de peu de foi en fait, ou d’une foi pervertie par les préjugés des hommes de l’époque.

Son message, plus de deux mille ans après, continue de passer bien au-dessus des plus fervents d’entre nous qui ne s’arrêtent qu’au sens superficiel de toutes ses paraboles.

Parabole sciemment utilisée par ce Jésus de Nazareth, pour nous inciter à en extraire le sens profond, l’essence du ciel qui s’y cache !

Eh oui ! son enseignement n’est plus une nourriture de l’esprit sain(t) prédigéré que l’on donne aux oisillons, car nous ne sommes plus des enfants, mais nous sommes devenus, ou nous devrions l’être, des adultes capables de comprendre, que pour avoir une chance de se transmuter il faut remettre sans cesse notre ouvrage sur le métier à tisser nos âmes.

Myriam est à mes yeux le seul disciple de cet homme d’exception qui est venu se sacrifier ici-bas, pour nous inviter à nous réveiller.

Par pitié pour lui, mais aussi pour Myriam, sa part féminine, ne le crucifions pas une seconde fois par notre manque de « foi en nous ! »

Raymond MAGDELAINE

 

Dialogue avec Papa

Cette nuit ma ligne intérieure privée avec le divin a vibré (j’avais forcé le mode silencieux)… il y avait longtemps qu’elle ne l’avait pas fait ! J’ai entendu distinctement une voix familière qui disait :
« Raymond ! »

Surpris j’ai répondu « Qui êtes vous ? »

« Je suis celui qui est ! » (1)

« Père ? » m’entendis je lui répondre.

« Oui, mon fils, je suis celui que tu appelles aussi Dieu… oui c’est moi votre Père à tous et à toutes ! »

Un long silence de ma part s’est installé que Père a respecté.

J’ai repris « Qu’attends tu de moi Père ? »

« Que tu sois mon porte-parole fils auprès de tes frères et sœurs humains ! »

« Pour leur annoncer ton retour Père !» répondis-je sur un ton très enthousiaste !

«Non, justement, c’est pour leur dire que je ne suis pas encore prêt à revenir parmi vous ! »

Interloqué ! un autre silence s’installe un peu plus long que le premier.

Je reprends, « Mais enfin pourquoi Père je ne comprends pas ! Explique-moi ? »

« Tu te moques de moi fils, tu ne comprends pas qu’avec les souffrances que j’ai enduré sur le Golgotha et malgré ma résurrection trois jours après ! Tu ne comprends pas que je ne sois pas aussi enthousiaste que la première fois ! Tu ne comprends donc pas que j’ai quelques craintes, même plus de deux mille an après votre temps à vous, de subir à nouveau le même sort que tes frères et sœurs de l’époque m’ont réservé ! »

« Je comprends Père, mais tu es Dieu et Dieu est au-dessus de toutes les souffrances, de toutes les douleurs des humains.. non vraiment Père je ne comprends pas, explique-moi !»

« Il y a plus de deux mille ans Raymond, mon fils, je me suis fait homme, je n’étais plus Dieu et toutes vos souffrances, toutes vos douleurs je les ai ressenti dans la chair et dans l’âme de l’un de mes autres fils que vous appelez Jésus ou Jeshua »

« Je comprends mieux Père, mais pourquoi dis tu que tu n’es pas prêt ou pressé de revenir ? »

« Parce que vous seriez encore capable de choisir “Bar Abbas” et vois tu même une nouvelle forme de crucifixion ne m’enchante guère ! »

« Pourquoi Père, Bar Abbas est-il moins important que toi, que nous, n’est-ce pas aussi insupportable pour lui que pour nous que pour toi, cette dernière épreuve sur le Golgotha ! »

« Bien sûr que OUI, mon fils, si je ne suis pas encore prêt à revenir, c’est parce que vous n’êtes pas encore prêt pour mon retour, vous n’êtes pas encore prêt à entendre la suite de mon enseignement ! Dis bien Raymond à tes frères et à tes sœurs, à mes enfants, qu’il faut qu’ils n’attendent plus de moi, (c’était mon message il y a plus de deux mille ans), que je fasse à leur place ce qu’ils doivent faire impérativement ! Je ne vous ai pas doté de mains, pour vous tourner les pouces, comprends-tu mon fils, comprends tu Raymond, comprenez vous mes enfants ? »

« J’ai compris Père, merci de la confiance que tu me portes, tu peux compter sur moi ! »

« Je n’en attendais pas moins de toi mon fils ! »

« Papa ! … Je t’aime ! »

« Je t’aime aussi, je vous aime tous mes enfants ! »

Tut, tut, tut…

Le silence s’installe sur ma ligne intérieure, Papa vient de raccrocher !

Raymond MAGDELAINE

(1) YHWH, c’est le tétragramme, imprononçable, car il n’est composé que de consonne, qu’il donne en réponse à Moise qui lui demandais son nom !

C’est ma prière

« Mon Père, je Te remercie pour le don de la vue.
Permet-moi d’en être digne et de voir derrière ce qu’il y a à regarder.

Mon Père, Je Te remercie pour le don de l’ouïe.
Permets-moi d’en user enfin d’entendre Ta Voie cachée derrière tout ce qui est dit.

Mon Père, Je Te remercie pour le don de la parole.
Permets-moi de le faire vivre afin de chanter Ta Présence en toute chose.

Mon Père. Je Te remercie pour le don du toucher.
Permets-moi de toujours reconnaître la chaleur de Ta Vie au cœur de tout ce qui palpite ou semble dormir.

Mon Père. Je Te remercie pour le don qui me fait recueillir les cents mille parfums de ce monde.
Permets-moi de me souvenir de Ton Essence à chaque inspir de ma poitrine et de mon âme.

Mon Père. Je Te remercie pour toutes ces forces don Tu m’as comblé.
Que par elles, mes pas sachent toujours vers où se diriger et que jamais mon cœur n’oublie la direction que tu as inscrite en lui.

Consolide ma volonté afin qu’il soit dit que jamais la Flamme ne vacille en moi.

Mon Père. Je Te remercie pour les obstacles que Tu fais mien car je sais que Ta Volonté est que mon œil unisse toute choses, que mon oreille n’entende que Ton Souffle, que mes lèvres ne prononcent que ce qui est juste, que ma main ne tisse que la vie et que mes narines ne captent que ton parfum au sein du monde.

Mon Père. Je Te remercie pour Ton Exigence afin que sans cesse Tu me rappelles de ne prendre qu’une équitable mesure de ce qui s’offre à moi et d’avoir la lucidité de toujours y trouver le bonheur. »

Extrait de « Le Livre secret de Jeshua »

Prière enseignée au disciple Jean, l’unique scribe des enseignements direct de Jeshua !

 

Le monde et les mondes

Si dans mes incarnations précédentes, j’ai parcouru le monde en long en large et en travers, avec l’espoir secret de m’y trouver, sache que je n’y ai rencontré que toi et tes semblables qui n’ont été qu’un simple reflet de moi.

M’y suis-je fourvoyé ?
Y ai-je perdu mon temps ?
Où avais je besoin de ce temps pour comprendre qu’au travers de toi et des autres je ne percevais qu’une pâle image de moi ?
Je ne sais pas, ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui je sais être sur ma voie, celle qui me conduit à moi !

Aujourd’hui, je me cantonne à n’explorer que mes mondes intérieurs, ceux que Jeshua a fait explorer à son épouse Myriam de Magdala, celle que tu nommes Marie Madeleine.

Ils sont ces mondes au nombre de sept, et leur exploration nous permet de nous connecter au « Noûs » (1), l’Esprit auquel notre âme est en permanence reliée et que l’on peut commencer à entrevoir lorsque nous arrivons à maitriser les peurs de notre petit moi.

Ces sept mondes sont aussi connus sous le nom des chakras, qui nous composent et que l’on peut comparer aux sept barreaux de l’échelle de Jacob.

Explorer ces mondes, c’est gravir étape par étape, pas à pas, les sept barreaux de l’échelle de Jacob, cela ne peut se faire dans une unique incarnation. Mais cela nous est absolument nécessaire pour croître.

Le monde que je visite actuellement, que nous visitons toi et moi dépend uniquement de nous, de notre chemin, de nos apprentissages, du niveau que nous sommes venus explorer.

Le monde que tu visites n’est pas celui que j’explore, nous ne sommes pas en compétition, toi et moi sommes des explorateurs de nos mondes.

Un jour nous atteindrons, toi et moi, dans cette incarnation, ou dans une autre… le huitième barreau de l’échelle de Jacob.

Le huitième barreau (le noûs) correspond dans notre monde au premier barreau des sept mondes angéliques, sûrement, non ?

Monde dont nous explorerons les sept barreaux, pour atteindre les autres mondes de l’astral, « Il y a de nombreuses demeures (de nombreux mondes) » au royaume de mon Père (dans les mondes ne notre Père) enseignait, il y a plus de deux mille ans, Jeshua !

Le monde que j’explore n’est pas le tien, le chemin que tu empruntes, n’est pas le mien, le barreau où je me situe ne peut être comparé à celui où tu es…

Ne juge pas ce que tu ne peux connaître de moi, accepte moi tel que je suis, comme je t’accepte tel que tu es, mon frère, ma sœur.

Cela fait de nombreuses incarnations où nos routes se croisent, se rencontrent, se séparent… pas pour nous y opposer, mais nous y compléter, non ?

Le comprends-tu ma sœur, le comprends tu mon frère ?

(1) Le noûs désigne le plus souvent la partie la plus divine de l’âme !

Raymond MAGDELAINE

Adam et Ève

Le premier homme et la première femme dans l’hypothèse qui va suivre sont extraits de la mémoire restante de mon catéchisme qui évoque la création par Dieu du premier Adam (dans le livre de la genèse).

« Dieu prit de la terre, la mouilla (en crachant dessus, beurk !) et façonna tel un potier le corps d’Adam auquel il donna vie en soufflant dans sa bouche. Il vit que c’était bien, et décida pour peupler le paradis terrestre de créer la première Ève en prélevant une cote à Adam !!! »

Le premier Adam !

Avant de continuer je voudrais préciser que le livre de la genèse n’est pas écrit par Dieu, qu’il a été écrit, non pas par un seul auteur, mais par une multitude d’autres dont on ne connaît rien d’eux. C’est d’ailleurs le cas pour les quatre autres livres qui sont inclus dans l’Ancien Testament hébraïque et le nouveau celui du christianisme. Dire de la Bible qu’elle est la parole exclusive de Dieu est erroné, ce livre sacré (malgré tout) est l’œuvre exclusive des hommes !

Si ces écritures sont inspirées par la croyance en un Dieu unique (YHWY), il est l’objet d’interprétations diverses et variées dues à la multitude de ses auteurs inconnus pour la plupart. Et ce petit extrait de la création du premier Adam et de la première Ève en est une preuve suffisante, pour moi, que je vais essayer de vous démontrer ici.

Ici, Dieu n’est plus aux Cieux, mais sur Terre dont à il a décidé d’en faire l’un de ses paradis (l’une de ses nombreuses demeures). Il est sur terre dans un plan vibratoire peu élevé que l’on nomme de nos jours la matière. Il va donc utiliser la terre et l’eau d’ici (en l’occurrence sa salive) pour pouvoir pétrir la glaise ainsi formée, il va utiliser son souffle divin (l’air) et aussi l’étincelle divine (l’esprit) qui l’habite.

N’oublions à aucun moment dans cette histoire que c’est Dieu qui crée.

Pour créer le premier Adam, Dieu utilise quatre éléments du plan terrestre ; la terre, l’eau, l’air, le feu, et l’esprit qu’il insuffle dans la forme créée par son souffle.

De nul doute ce premier Adam, ce premier Homme est complet, j’entends par là qu’il possède en lui toutes les caractéristiques communes à Dieu ; un principe masculin et féminin (yin et yang), entre autres choses, car Dieu n’est pas « dieu » (masculin ou féminin) mais bien les deux à la fois.

En observant sa créature parfaite, il va décider à partir de cet Adam « complet » de créer la première Ève, afin que ce premier couple puisse à son tour procréer. Il n’enlève rien à Adam qui contient aussi le principe d’Ève pour créer une « ève » subalterne à « l’adam » qu’elle va devenir. Il sépare simplement les deux principes contenus dans cet Homme complet pour en faire un homme et une femme incomplète !

L’objectif de Dieu est de permettre la procréation de la nouvelle espèce qu’il vient de créer. Mais aussi, à plus ou moins long terme, que cet homme et cette femme éprouvent le besoin de se réunifier, de se recompléter, de s’unir, de redevenir UN !

Même si en apparence cela ne semble pas être effectif, méfiez-vous des apparences, elles sont trompeuses. Sachez que le processus est bien en œuvre, et qu’il est l’une des clés incontournables de notre « survie » à l’augmentation du niveau vibratoire Gaïa qui en est actuellement dans sa sixième phase de transmutation.

L’adam (l’homme avec un petit « h ») d’aujourd’hui est une espèce en voie d’extinction, qui va être contrainte de laisser la place à l’Homme (avec un grand « H » qui est l’espèce déjà en œuvre sur Gaïa. Alléluia !

Ce nouvel « Homme » se rapprochant de l’Adam originel « Complet » insufflera sur Gaïa une autre manière de vivre en harmonie avec tout ce qui existe ici-bas. Il va, c’est évident, préparer la phase suivante de transformation des « Humains » pour devenir « L’HOMME COSMIQUE » capable de vivre n’importe où dans l’UNIVERS ?

Raymond MAGDELAINE

L’ange

Il est temps, me semble-t-il, de faire le ménage dans nos idées reçues, nos formatages, nos croyances, nos pseudo vérités, nos errements… qui finissent, à force d’être accumulés en nous comme des certitudes, par entraver notre évolution.

Patrick Burensteinas enseigne au travers de la langue des oiseaux qu’il maitrise parfaitement, ou en tous les cas mieux que moi, que l’ange est en nous, c’est ce qu’on entend quand on prononce « ange » (en je).

Gitta Mallasz en parlant de son ange gardien, dis qu’il est sa moitié de lumière et qu’elle est pour lui sa moitié de matière.

La partie lumineuse de notre ange !

En psychologie, on entend parler du « moi », du « je », certain même évoque le petit moi, qui suppose qu’il y est un moi supérieur, comme il y aurait aussi un petit je, qui implique un plus grand. On entend aussi parler de « l’égo », du « mental » comme étant des entraves à notre croissance.

Je ne critique pas les définitions de ces facettes qui assurément cohabitent toutes en nous et qui caractérisent nos différentes personnalités nous permettant de nous distinguer les uns des autres, un peu comme on peut distinguer dans la nature le renard du loup, la chenille, du papillon… sans se rendre vraiment compte qu’intrinsèquement, nous sommes tous constitué de mêmes particules, de mêmes molécules, qui agencées différemment permettent de nous différencier les uns des autres.

Avant d’entrer dans le vif du sujet de cette courte chronique, je voudrais aussi évoquer ce qui anime toutes les espèces vivantes, même celles qui n’en ont pas l’apparence. Elles sont toutes dotées d’une « conscience » certes très différente d’une espèce à l’autre, mais conscience tout de même.

Pour la gent humaine dont je peux parler plus aisément étant moi-même un « homo sapiens sapiens », je vais tenter de simplifier le schéma constructeur de tout être vivant.

L’ange est la partie d’une conscience cosmique qui a accepté de s’incarner dans un corps humain et qui corresponds, de mon point de vue, à ce que l’on nomme, le moi, le je, petit ou grand, mais aussi l’égo ou le mental et peut-être d’autres que j’oublie… qui vont chez chacun de nous créer notre personnalité, personnalité qui nous distingue des autres. Ce qui entraine très souvent un sentiment illusoire de séparation.

L’autre partie de la conscience cosmique qui n’est pas incarnée, corresponds, toujours de mon point de vue, à la petite voix intérieure qui nous guide ou essaye de nous guider sur notre voie. C’est cette voix, que nous n’entendons pas tant elle est parasitée par les bavardages incessants de notre moi, de notre égo qui cristallise toutes nos peurs qui entravent notre cheminement. On peut lui donner le nom d’ange gardien ou de conscience de Soi.

Le moi, le je, petit ou grand, sont les marches d’un escalier qui vont permette, en les gravissant une par une pendant notre incarnation, d’élargir de plus en plus l’horizon de nos perceptions, tout en transformant pas à pas la chenille que nous sommes en papillon. Autrement dit : ce sont des moteurs qui nous invitent à la transformation dans un premier temps pour nous conduire ensuite à l’étape suivante qu’est la transmutation (1).

L’égo est un moteur puisant (c’est pour cela qu’il est bruyant) il va sans cesse faire remonter à la conscience du « Moi » toutes nos peurs, nos imperfections, nos errements, non pas pour nous figer ou nous tétaniser (ce qui est l’effet le plus courant de nos peurs), mais pour nous inviter à les transformer. Une fois transformées et apaisées, le « Je » supérieur, prenant le relais, va pouvoir entendre la voie de notre ange gardien, ce qui va nous permettre de nous connecter à nos « guides », qui vont nous conduire vers la transmutation qui est le but vers lequel toutes les âmes (incarnées ou pas) tendent.

Le but commun à toutes les âmes incarnées est de rassembler en nous tout ce qui est épars, c’est l’unique moyen que nous avons de nous retrouver et de nous reconnecter à la « Conscience cosmique », que j’appelle comme vous le savez, je pense, « Dieu », n’ayant pas encore trouvé de mots capables de mieux définir « l’indéfinissable ».

L’ange est une présence, à la fois consciente, trop souvent inconsciente (hélas), qui fait dire à toutes les diverses traditions de l’humanité, « que nous ne sommes jamais seuls ici-bas ! »

Comprends-tu ma sœur, comprends-tu mon frère ?

(1) Transmuter : C’est transformer une substance en changeant sa nature, comme transmuter le plomb en or, ou le moi en je… c’est un processus intiment alchimique !

Raymond MAGDELAINE

La chanson de l’enfant

Il y a une tribu en Afrique, où la date de naissance d’un enfant est comptée non pas partir du moment où il est né ni quand il est conçu, mais depuis le jour où l’enfant a été pensée dans l’esprit de sa mère. Et quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et elle écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître. Et après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père de l’enfant et lui enseigne. Et puis, quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant, ils chantent le chant de l’enfant, afin de l’inviter.

La chanson de l’enfant !

Et puis, lorsque la mère est enceinte, la mère enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes et les femmes aînées du village, de sorte que lorsque l’enfant est né, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent la chanson de l’enfant pour l’accueillir. Et puis, quand l’enfant grandit, les autres villageois apprennent la chanson de l’enfant. Si l’enfant tombe, ou se fait mal, quelqu’un le ramasse et chante sa chanson. Si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou passe à travers les rites de la puberté, alors, pour l’honorer, les gens du village chantent sa chanson.

Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant. Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson pour eux.

La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité. Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin de faire quoi que ce soit qui nuirait à l’autre.

Et il en va ainsi à travers leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et enfin, quand cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et ils chantent pour la dernière fois, la chanson à cette personne.

Vous n’avez peut-être pas grandi dans une tribu africaine qui chante votre chanson lors des transitions cruciales de la vie, mais la vie vous rappelle quand vous êtes en harmonie avec vous-même et quand vous ne l’êtes pas. Lorsque vous vous sentez bien, ce que vous faites correspond à votre chanson, et quand vous vous sentez mal, ce que vous faites ne coïncide pas avec votre chanson. En fin de compte, nous pouvons tous reconnaître notre chanson et la chanter. Vous pouvez vous sentir un peu rouillé au début, mais il suffit de garder le chant et vous trouverez votre chemin.

Auteur inconnu

La voie expliquée aux nuls

Je vais essayer aujourd’hui de vous expliquer simplement un mécanisme, ou plutôt un principe élémentaire de la « Vie » et de ce que nous sommes tous venus y faire.

Comme je te sais au moins aussi susceptible que moi, je voudrais préciser le sens de « nul » que j’emploie dans le titre, il est utilisé dans le sens mathématique d’un ensemble sans contenu équivalant à zéro. Nos formatages nous ont fait retenir pour ce concept, et pour tenter de nous rabaisser en nous laissant entendre, que nous sommes nuls (médiocres).
Eh bien, détrompe-toi, celui qui est vide de tout contenu est comme une coupe vide qui peut être remplie, c’est pour remplir ta coupe que je m’adresse à toi (mais aussi à moi) en parlant des « nuls ».

Revenons à notre voie (1), imagine que nous flottons tous deux sur une rivière dans une toute petite coquille de noix pour toute embarcation, nous avons tous deux un tout petit gouvernail, qui nous donne l’illusion que nous pouvons diriger « complètement » notre fétu de paille.

Ingénieux comme nous sommes (surtout moi [2]), nous avons même greffé à cette coquille un mât pour pouvoir y installer une voile afin de pouvoir profiter du moindre souffle favorable à notre voie… enfin c’est ce que toi et moi croyons dur comme fer… que nous sommes capables de diriger notre frêle esquif.

Sur cette rivière que je vais à partir de maintenant appeler la « Vie » navigue, à quelques encablures en arrière de moi, ta coquille de noix, dont j’ai reconnu la voilure. Comme je te lance des appels et te fais des signes que tu ne sembles pas voir ou que tu ignores complètement, je vais tenter à tout pris de me rapprocher de toi en utilisant ma science des courants et des vents qui gouverne toute « voie » (sur l’océan de la vie) ici-bas.

Avec tout mon génie de la navigation, je vais arriver tant bien que mal, à me rapprocher un peu de toi, cela m’aura demandé un effort physique et psychique considérable, pour un résultat pas très satisfaisant à mon goût, tout ceci en essayant de naviguer contre vents et courants qui nous régissent.

Résultat, quand je pense que je vais t’atteindre, ton frêle esquif emprunte un courant propice à ta voie, qui me laisse en plan sur ma contre-voie, et tu t’éloignes de moi à une vitesse « grand V » ce qui me donne l’impression que tu me fuis, pire que tu m’ignores complètement ?

Je vais te maudire, parce qu’à ce stade je n’ai pas compris le concept le plus essentiel de la « Vie » ;
« Suivre sa “voie” ce n’est pas tenter de poursuivre, celles des autres, mais se laisser porter sur sa propre voie, guidée par notre “voix” intérieure ! »

Croire que l’autre te fuis ou qu’il te trahis n’est qu’une illusion, de celle de celui ou de celle qui ne sais pas encore quelle est sa voie ici-bas ni comment il (elle) doit faire confiance à son guide intérieur, qui le conduira, sans coup férie, à sa destination, la sienne pas celle des autres, c’est cela qu’on appelle « la destinée ou le destin ! »

Comprends-tu, comprenez-vous ?

Raymond MAGDELAINE

(1) Sur la rivière ou l’océan « la Vie » la voie est le courant qui nous entraine vers les épreuves qui nous devons y accomplir, pour que notre âme (seul maître à bord de notre petit navire) puisse croître !

(2) Je déconne mon frère, ma sœur, je suis aussi maladroit et ignorant que toi sur cet océan, du moins tant que toi ou moi n’aurons pas compris, pourquoi nous devons nous y laisser guider par notre maître intérieur, notre âme !

Combien de vies ?

Oui, combien de vies, combien d’incarnations te faudra-t-il encore expérimenter ici-bas pour que tu comprennes enfin le b.a.-ba de la vie, ses premiers balbutiements ?

  • Tous les ans tu prends de nouvelles résolutions que tu ne tiens jamais !
  • Tous les ans tu charges Carmentran de tout ce qui est de ta responsabilité ici-bas, puis tu le brules pour, crois-tu, t’alléger de tes erreurs sans jamais en tirer les conséquences.
  • Tous les ans, tu critiques les autres sur ce qu’ils ont fait, auraient pu faire, on mal fait, ou non pas fait du tout, pendant que toi tu continues, sans état d’âme, à te tourner les pouces ou à reproduire tes erreurs !
  • Tous les ans, tu recommences à te lamenter de tout et même parfois de rien, sans chercher, à aucun moment à te remettre en question !
Nôtre mur des lamentations à nous !

Pourtant mon frère, ma sœur, tu as, je le sais, de bonnes intentions, car tu ne cesses sur ta page Facebook d’afficher les belles citations, comme celles de L’Abbé Pierre, de Mère Thereza, celles aussi du Dalaï-Lama et tant d’autres personnages tout aussi prestigieux… tu es attiré par ces belles âmes, c’est bien… mais sache qu’elles n’ont pas fait que les écrire ou les reproduire, elles les ont mis en pratique dans leur vie.

Ce que je grave au fer rouge ci-dessous devraient t’inciter à méditer :

  • Pour espérer un jour recevoir, il nous faut commencer à donner !
  • Pour espérer un jour être pardonné, il nous faut pardonner à ceux qui nous ont offensés !
  • Pour espérer un jour pouvoir réussir à réaliser quelque chose, il nous faut mettre l’ouvrage sur le métier, autant de fois que nécessaire.
  • Pour espérer un jour pouvoir récolter quelque chose, il faut commencer par semer une graine et la maintenir dans des conditions optimales de croissance.
  • Pour espérer un jour être aimé de l’autre, il nous faut nous l’accepter tel qu’il est et nous accepter tel que nous sommes.
  • Pour espérer un jour voir l’humanité se transformer, il nous faut d’abord commencer par nous transformer
  • Pour…

Holà, holà Raymond ! Tout ceci est épuisant !

Oui, mais c’est cela VIVRE !

Ah, mais moi je ne peux pas le faire, je prie, je supplie, je me lamente tous les jours sur un mur qui porte le même nom pour que tout me tombe dans le bec que je laisse grand ouvert au cas où « Dieu » m’entendrait !

C’est parfait mon frère !

Préviens-nous sur cette page quand tout arrivera tout cuit dans ton bec, pour qu’on évite de s’épuiser inutilement… ce serait bête, si ta méthode est vraiment infaillible !

Pendant que tu croasses, je vais continuer à semer mes graines, qui un jour, je te le souhaite finiront, non pas à tomber dans ton bec, mais par germer dans ton cœur.

Raymond MAGDELAINE