Qu’est-ce que la mort ?

D’après nos traditions, c’est une forme de « vie harmonieuse et remplie d’amour », dans ce que l’on nomme le « Royaume des cieux », offerte à tous ceux qui « aiment leur prochain ! » Uniquement ?

D’après les expérienceurs, dont tous les témoignages se recoupent, c’est une autre forme de vie dans un corps subtil, dans une « Lumière » jamais vue ici-bas, où un « Amour inconditionnel » règne, où nous sommes tous omniscients des choses du passé du présent et du futur… un monde que nous n’avons plus envie de quitter !

Que ce soit sous l’une ou l’autre vision de ce passage, je suis preneur… enfin lorsque mon heure sera arrivée… sans crainte… après avoir réglé mes dernières affaires courantes, dit aux autres combien je les aime, après avoir pardonné à ceux qui m’ont offensé et demandé le pardon à ceux que j’ai offensés !

Venons-en maintenant à des choses essentielles et posons-nous la question sur la signification profonde des deux épreuves communes à tous les êtres humains, que sont la naissance et ce que nous appelons ici-bas la mort ?

La naissance c’est, en simplifiant à l’extrême, le passage, d’une autre forme de vie, la vie intra-utérine, à une vie dans un monde plus vaste. Au moment de la naissance (de ce passage donc) l’enfant perd une partie importante et vitale de lui-même, le placenta, qui lui permettait de vivre dans ce monde aquatique. Il passe avec beaucoup de difficultés de douleurs et peut-être de souffrance par un tunnel sombre (l’utérus), accompagné de ses parents et de soignants, tunnel où il peut percevoir tout au bout une lumière (celle de la salle d’accouchement).

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Ce que nous appelons ici-bas la mort, là aussi en simplifiant et en employant le conditionnel, ne serait-ce pas aussi le passage du monde de la matière, vers le monde plus subtil de la lumière… si l’on en croit les expérienceurs et même les livres des grandes traditions. L’agonisant, vas perdre l’équivalant du placenta, son corps physique, passer souvent dans la douleur et la souffrance un tunnel, il sera lui aussi accompagné par sa famille, ses proches décédés, des soignants… Ce tunnel au bout duquel il accédera à un autre univers fait de lumière.

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Univers duquel si j’en crois d’autres traditions que la nôtre (taoïsme) nous venons tous !

Si tout ce que j’ai lu sur le sujet de la mort à la moindre chance d’être vrai, que cette dernière épreuve soit un passage vers autre chose et pas l’anéantissement du corps et de la conscience, même si cette hypothèse a une probabilité incertaine par notre connaissance, ce qui est moins le cas aujourd’hui. Doit-on empêcher un processus par un moyen ou par un autre d’aller à son terme pour une raison de croyance ou d’éthique personnelle ?

Aurions-nous l’idée d’empêcher les contractions d’avoir lieu sous prétexte qu’elles sont douloureuses pour la mère et le bébé ?

Pourquoi alors vouloir retarder ou pire arrêter un processus naturel que nous appelons la mort, sous prétexte que nous n’avons pas assez d’information pour être sûrs que c’est un processus d’anéantissement ou de vie sous une autre forme ?

Soulager la douleur est une chose, empêcher le processus en est une autre.

Raymond MAGDELAINE

La mission ou chemin de vie

      mission-de-vieLa mission de vie, plus qu’un métier, c’est la réalisation de soi au travers d’une activité. La fonction que vous occupez devient un moyen de vous épanouir en plus d’être un moyen de subsistance. C’est un accomplissement de vos capacités intellectuelles et spirituelles. Une compilation de vos savoirs faire et « savoir être ».

Les trois points qui sont principalement abordés dans la société actuelle avant que vous vous rendiez sur le « marché de travail », ce sont les études, l’apprentissage et l’expérience. Seulement, il est oublié un point crucial dans ce parcours, c’est votre aspiration, celle que j’appelle la « mission de vie ». A travers elle, il s’agit de définir ce vers quoi vous êtes le plus en adéquation, ce qui vous fait vibrer de joie et vous donne envie de vous lever  du bon pied chaque matin.

Cette notion a été oubliée du système éducatif qui s’est surtout appliqué à créer une main d’œuvre plutôt qu’un esprit d’entreprendre. Mais il n’y a pas d’âge pour l’acquérir cette ouverture d’esprit. Preuve en est, ces femmes et ces hommes qui organisent leur retraite à concrétiser tout ce dont ils ont rêvé faire pendant toutes leurs années en activité. Des voyages au cours de langue, des séminaires de bien-être à l’apprentissage de la peinture, ces personnes écoutent (enfin) leur « voie intérieure ».

Il y a cette idée communément répandue que vous devez travailler au service de l’état ou d’une entreprise au détriment de vos rêves et de vos projets qui pourront peut-être prendre forme plus tard. La plupart des personnes à qui l’on a détecté une maladie grave, ne voient pas les choses de la même façon. Certaines d’entre elles décident de faire de leur rêve la priorité et mettent en place une stratégie de vie différente. Leur objectif étant d’être heureux tout d’abord afin de se donner les moyens de guérir et surtout de profiter pleinement de chaque instant de la vie.

Car c’est aussi cela réaliser sa mission de vie, être présent à toutes les opportunités pour être heureux. Il est inutile d’attendre que votre corps vous force la main.

Plus vous êtes dans votre aspiration, plus la route devient simple, plus les solutions apparaissent évidentes. Même la dimension matérielle se clarifie.

Quand vous êtes dans votre « mission de vie », les opportunités financières sont enfin visibles. Vous pouvez les saisir en toute confiance et agir dans la sérénité.

Le phénomène de crise actuelle oblige la plupart nathalie-bodind’entre vous à prendre un emploi dans un contexte de peur et de contrainte. Cette voie mène souvent au mal être, se répercutant sur votre vie de famille et votre santé. Se mettre dans sa mission de vie est un acte altruiste. Quand vous êtes épanoui et heureux dans votre activité alors une énergie d’amour et de bien-être se répercute autour de vous. Votre entourage profite pleinement de votre bonheur.

Un dernier éclairage important, votre mission de vie ne dépend de personne. Elle est en vous, cachée sous des émotions négatives comme la culpabilité ou la colère. Et vous pouvez la faire surgir en utilisant cette méthode incroyablement efficace qu’est Ho’oponopono. Les peurs peuvent disparaître rien qu’en récitant ces trois mots « pardon, merci, je t’aime ». Aujourd’hui, vous pouvez commencer à entrer dans vos rêves en nettoyant toutes ces émotions qui vous paralysent. Dites en vous-même cette formule d’amour dès que les craintes et les angoissent surgissent. Ensuite ressentez votre projet se matérialiser.

       Et si vous n’avez pas de but particulier, laisser le vide se faire en vous, toujours avec Ho’oponopono, et écouter l’inspiration vous murmurer les pistes qui vous guideront vers votre mission de vie.

Nathalie BODIN

Visitez sa page ?

Extrapolation

Depuis la nuit des temps sur notre planète et sûrement sur d’autres dans l’immensité du cosmos, la vie est apparue sous sa forme la plus primitive, la cellule, et par association, combinaison, interaction et intrication… elles ont créé le « nec plus ultra », celui connu sous le vocable « d’homo sapiens » (l’homme, espèce issue de l’animal, animal issu du végétal qui est lui-même issu du minéral, …)

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Enchainement causale ou alchimie divine de la Vie sur Terre et ailleurs ?

À la base des cellules on trouve les pièces les plus élémentaires de la matière, connue à ce jour, que sont les quarks et les électrons, qui sont, pour l’instant, les pierres fondamentales de tout ce qui est vivant ou inerte, ou du moins qui semble inerte… ce qui va suivre n’est pas de moi mais de Hubert Reeves, extrait de son livre « L’univers expliqué à mes petits-enfants » (il en a huit !)

« Je vais résumer la situation en prenant ton corps en exemple… En dernière analyse il est composé de quarks et d’électrons. Il y en a beaucoup ! Environ cent milliards de milliards de milliards. Un un suivi après la virgule de vingt-neuf zéros

Maintenant ferme les yeux et dit-toi “J’existe”. Ouvre les yeux et dit “le monde existe autour de moi”. Tu réalises alors une prouesse fantastique, parmi les plus extraordinaires réussites de l’Univers.

Pour que tu arrives à prendre conscience de ton existence et de celle du monde autour de toi, il faut que cent milliards de milliards de milliards de quarks et d’électrons, agencés dans une structure d’une complexité inouïe, jouent chacun un rôle précis.

Comme dans une horloge, où chaque rouage doit fonctionner correctement, tes quarks et tes électrons sont à leur place pour te permettre d’agir : lire, te concentrer, dormir quand il le faut.

Voilà donc le sens de ce premier message à notre visiteur extraterrestre, voilà le sens de la phrase ;

La nature est structurée comme une écriture”. »

Rien que cet extrait permet d’entrevoir, d’une part la complexité phénoménale de cette construction que nous appelons la matière à la base de toutes les formes de vies, allant des plus primitives aux plus évoluées. D’autre part elle nous permet de constater que le hasard ne peut plus être à la base de cette construction ! Ce qui tiendrait plus du miracle que d’autre chose et comme tu es un cartésien indécrottable, tu sais très bien que le miracle n’est que le fruit des élucubrations de culs bénit !

Bien sûr, le cul bénit que je suis, va s’empresser de rajouter que si le hasard ne peut, c’est quasiment sûr, plus être évoqué comme hypothèse crédible, il faudrait peut-être envisager d’introduire dans toutes les hypothèses des scientifiques ;

« la conscience », une forme primaire au niveau des briques (quarks, électrons) qui sont sensibles à l’observateur, et la conscience des formes de vie comme la nôtre, qui est capable de constater que nous existons et que le monde existe autour de nous !

Et dire que « Dieu existe » me semble être une hypothèse plus crédible que celle du hasard, mais pour cela, je vais vous donner mon point de vue, au sujet de ce que j’entends par « Dieu ! »

Pourquoi j’utilise-ce vocable de « Dieu » encore de nos jours, et que signifie-t-il pour moi  ?

Pour que tu comprennes mieux les raisons qui me poussent à l’utiliser, il me faut t’expliquer ce qu’il représentait pour moi avant que je ne le jette aux orties !

Il était pour moi un « principe » d’amour, d’amour pour toute sa création et en particulier pour ses derniers enfants, les êtres humains, une sorte de Père (notre Père) qui nous aimait comme un père aime ses enfants. Un Père attentif à notre croissance (spirituelle) aimant nos qualités et indulgent avec nos défauts qui devait le faire sourire, c’était « l’image » que j’avais de Lui.

Cette image d’un Père aimant me convenait parfaitement, jusqu’au jour où il ne fît rien pour empêcher une petite fille de deux ans et demi de se noyer dans un petit bassin d’eau protégé par deux grilles insuffisamment rapprochées l’une de l’autre ! Et cet autre jour où il ne fit à nouveau rien pour empêcher un jeune garçon de treize ans de se pendre dans la chambre de sa sœur !

Comment un dieu créateur du ciel et de la terre, comment un personnage aussi puissant et aussi aimant pouvait-il rappeler à Lui, de manière aussi cruelle, deux enfants innocents en laissant leurs parents dans un immense désarroi ?

Ces deux faits traumatisants m’ont incité à le renier et l’envoyer au diable ! Ce jour-là, je pense qu’il a dû sourire tendrement dans sa barbe blanche, sachant pertinemment qu’il allait me revenir tel un boomerang en pleine conscience, mais sous une autre forme, quoiqu’en ce qui le concerne le mot « forme » est inapproprié, car « Il » n’a aucune forme, « Il » est en toute forme, sous forme d’une puissante énergie impalpable, qui se manifeste en tout.

Depuis, ma conception intellectuelle de Lui a changé, elle s’est transformée, s’il nous a faits à son image, ce n’est pas l’image que j’en avais avant ses deux événements, la représentation que j’en ai actuellement ressemble plutôt à une forme de « conscience cosmique », conscience à l’origine de tout ce qui est, conscience contenue dans toute chose, c’est-à-dire, même dans les briques les plus élémentaires comme les quarks et les électrons qui composent TOUTE la matière, depuis le vide intérieur de ses constituants, au vide extérieur qui assure la cohésion de toutes les formes et qui représente plus de 72 % de ce que nous ne connaissons pas et qu’on appelle la matière noire !

Je sais qu’Il n’appartient pas à ce monde, et si je l’y rencontre ici-bas ce n’est que dans l’étincelle qui brille dans les yeux de l’autre, dans la magnificence de sa création, et dans toutes ses manifestations au sein de la matière.

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Une des nombreuses représentations abstraites de Dieu !

N’étant pas de ce monde, mais s’y manifestant au travers de TOUT, qu’on le veuille ou pas, tout ce qui existe ne peut être qu’à l’origine d’une « intention primordiale », intention, consciente de qui elle est, et consciente de ce qu’elle souhaite réaliser. N’étant pas de ce monde, nous sommes pour lui, ses yeux, ses oreilles, ses mains… dont il a besoin pour continuer dans la matière à y construire son plan, plan divin, plan qui échappe, pour l’instant, c’est mon point de vue, à la compréhension de ses créatures, ici nous sommes ses « Cocréateurs », ce qui ne nous donne aucun pouvoir divin, loin de là !

Alors oui, « Dieu » est le vocable le mieux adapté au langage humain il est universel et tout homme peut lui donner le nom qui lui convient le mieux, quel que soit le jugement des pisses froid.

Un vide doté d’une conscience, contenant une information initiale sous la forme d’un code génétique de la matière constituant l’univers et tout ce qu’il contient, un vide capable de s’enrichir, au fil du temps, des informations cumulées par toutes les évolutions des formes vivantes, permettant la construction de nouvelles formes de plus en plus complexes et de plus en plus sophistiquées capables d’être conscientes de qui elles sont et consciente de tout ce qui les entoure, mérite bien ce vocable de « Dieu », n’en déplaise à Voltaire !

Ce vocable de « Dieu » réunifie à nouveau la religion (1) et la science (2), qui disent la même chose en employant des mots différents, la belle affaire !

Voilà pourquoi j’utilise ce mot (3) qui me semble bien définir l’indéfinissable, à toi d’y voir ce que tu veux, c’est ton problème pas le mien… crois à ce que tu veux moi j’ai choisi de croître !

 

(1) Religion ; mot qui vient du latin « religare » qui signifie « relier ».

(2) Science ; autre concept créé par l’homme qu’il a substitué (non sans raison) au premier (la religion), pour essayer de répondre à ses questionnements qui l’habitent depuis la nuit des temps de l’humanité !

(3) Dieu ; concept intangible et invisible, à la fois transcendant, omniscient et omnipotent !

 

Raymond MAGDELAINE

 

Un précieux présent

Deux hommes, tous deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un homme fut autorisé à s’asseoir dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi pour aider à drainer le liquide de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre.

L’autre homme devait passer ses journées couchées sur le dos. Les hommes parlaient pendant des heures sur la fin. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire, où ils avaient été en vacances…

Chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait depuis de la fenêtre.

L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. La fenêtre donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants jouaient avec leurs bateaux modèles. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs et on pouvait avoir une belle vue de la ville. Comme l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails exquis, l’autre homme fermait les yeux et imaginait cette scène pittoresque.

Un après-midi chaud, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre – il pouvait le voir dans son esprit tel que le  monsieur par la fenêtre le dépeignait avec des mots descriptifs. Les Jours, semaines et mois passaient…

Un matin, l’infirmière de jour est arrivée pour apporter de l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sembla approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de faire le changement, et après s’être assuré qu’il était confortablement installé, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se redressa sur un coude pour jeter son premier regard sur le monde réel extérieur. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre à côté du lit. Il fit face à un mur blanc !

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit ces choses merveilleuses depuis la fenêtre. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Elle dit : « Peut-être qu’il a juste voulu vous encourager. »

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Jusqu’au tout dernier instant ?

Epilogue :

Il y a un énorme bonheur à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la peine, mais le bonheur lorsqu’il est partagé, est doublé.

Si vous voulez vous sentir riche, il suffit de compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut acheter.

« Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle le  » présent «  »

Auteur inconnu

Un homme, une femme

Une histoire d’amour ordinaire avec un homme extraordinaire ?

Jean 20 V 11 Myriam (1) de Magdala était retournée au tombeau (était-elle avec les trois femmes mentionnées par Marc ?)

En voyant le désarroi de Jean et de Pierre, elle ne comprenait plus rien. Les disciples partirent et Myriam s’assit sur le bord de la grande pierre tombale qui gisait par terre et elle laissa son cœur déborder de larmes.

myriam-au-tombeauSoudain pleine d’émotion, elle aperçut dans le sépulcre deux anges en robe blanche, dont un lui demanda :

  • Femme, pourquoi pleures-tu ?
  • Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur et que je ne sais pas où « ils » l’ont caché.

En se retournant, elle vit Jésus debout devant elle, mais elle ne le reconnut pas. L’homme lui demanda :

  • Qui cherches-tu ?

Myriam regarda ce corps plein de santé qui n’avait apparemment rien de comparable avec le corps flagellé et transpercé de Jésus. Cette apparence lui étant complètement inconnue, elle va donc l’identifier avec le jardinier de Joseph d’Arimathée dont le maître occupait les hautes fonctions de conseiller de distinction.

Elle va lui demander :

  • Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je le prendrai…

Fallait-il qu’elle l’aime pour vouloir emporter avec elle ce cadavre de trois jours, meurtri, torturé, transpercé par la méchanceté des hommes ! …

À ce moment Jésus devant tant d’amour ne tient plus, il va l’appeler par son nom :

  • Myriam ! …
  • Rabbouni ! (2)

Un seul mot, un seul nom ont suffi pour illuminer en une seconde le visage plein de larmes de Myriam. Son cœur l’a reconnu et elle répondra à l’appel en se jetant littéralement sur le Maître…

Mais Jésus ne veut pas qu’elle le touche pour la consoler il lui explique qu’il doit d’abord monter vers le Père. Pourtant il lui demandera de transmettre aux autres disciples son témoignage.

Pourquoi Jésus a-t-il délibérément choisi Myriam de Magdala pour être la première personne qui le verra après sa mort ?

Cette femme si belle dont les juifs disaient qu’il était sorti 7 démons !

Décidément Jésus est vraiment un océan d’amour et de miséricorde.

 ————-

(1) J’ai trouvé ce texte quelque part sur la toile, ce texte reprend un passage de l’évangile selon Saint Jean, j’y ai simplement rétabli le prénom (hébreu) de Myriam, en remplacement de Marie. Marie étant, de mon point de vue, source de confusion avec deux autres Marie, la sœur de Lazare et la femme adultère. La Myriam évoquée ici a été l’épouse de Paul de Tarse, le futur Saint Paul, avant de le quitter pour devenir aux noces de Cana celle de Jésus.

Ce qui, à mes yeux, explique bien sa présence sur le Golgotha et au tombeau avec les femmes les plus proches de Jésus (Marie sa Mère et Salomé).

(2) Rabbouni est le diminutif affectueux de Rabbi qui en Hébreux signifie « maître ou docteur ». Ce qui encore une fois, à mes yeux, explique bien les liens qui unissaient cet homme et cette femme, dont les 4 évangiles reconnaissent bien qu’elle fût le disciple bien-aimé de Jésus au même titre que jean !

Pourquoi ne pas reconnaître ce lien d’amour, qu’a-t-il donc de si « sale » ou de si « problématique » aux yeux de l’église apostolique et romaine quelle ne veuille le reconnaître ou l’admettre ?

Raymond MAGDELAINE

Foi spirituelle religieuse et politique

La foi spirituelle, la foi religieuse et la foi politique

Il serait bon de se demander quand même pourquoi Dieu a éprouvé le besoin d’envoyer trois prophètes pour nous réveiller à une autre dimension de l’humain.

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Pourquoi l’Histoire a-t-elle eu besoin de ces trois hommes pour inciter toute l’espèce humaine à être meilleure ? Car enfin, il y a là une énigme qu’il faut résoudre : pourquoi trois expériences de surhumanité et non pas quatre, et pourquoi une seule n’aurait-elle pas suffi ?

the_victory_of_buddha-209x300Comme tous les autres règnes, l’espèce humaine est d’abord apparue dans sa nature inférieure. Le minéral anaérobique est devenu au fil du temps le minéral aérobique, le végétal sans chlorophylle est à son tour devenu un végétal plus évolué avec chlorophylle, et l’animal à sang froid s’est transformé en animal à sang chaud. Pour l’humain, il en sera de même. D’abord apparaît l’homme dans sa nature inférieure : l’ego. Cet homme qui se perçoit lui-même par sa possession des choses et des objets. Cet homme qui sent qu’il est seulement s’il a. Car cet homme, pour être, a besoin d’avoir. Et si l’humain ne fait aucun travail sur lui-même, c’est par cette nature inférieure qu’il parvient à vivre.

Mais l’Histoire – ou Dieu pour ceux qui sont croyants – semble avoir proposé aux humains une nature supérieure, comme dans tous les autres règnes. Et cette nature re-susciterait l’homme dans l’Homme, c’est-à-dire dans une nature supérieure ayant une tout autre façon d’exister. Cet homme 2, ce fils de l’homme 1, ne serait-il pas celui qui réussit à être seulement s’il sert à quelque chose ? Cette nature supérieure de l’homme, n’est-elle pas une tout autre façon d’être, non par l’avoir et la consommation, mais par le service et l’utilité ? « Je suis parce que je sers », ce n’est plus « je suis par ce que j’ai » ! L’Homme re-suscité dans une tout autre direction de l’existence, c’est bien cette nature supérieure de notre petite espèce soudain inspirée par trois prophètes.

Mais pourquoi donc a-t-il fallu trois prophètes, trois auteurs, pour faire cette incroyable découverte : apprendre enfin à mieux se servir de sa nature humaine ! Comment ces trois hommes sont-ils arrivés à lire toute la notice d’utilisation de notre humanité pour enfin comprendre la véritable nature de l’humain : seulement en servant et en partageant l’homme parvient au bien ĒTRE.

Sur six millions d’années d’existence de notre petite espèce, il faut attendre moins 600 ans 800px-christ_icon_sinai_6th_century-157x300avant Jésus-Christ pour la venue de Bouddha, puis il y a eu la venue du Christ, et 600 ans après Jésus-

Christ est arrivé Mahomet. Sur six millions d’années, voilà 1200 ans qui ressemblent à un claquement de doigts comme pour nous dire : « Allez, on passe à autre chose ! Il faut que maintenant la vie évolue dans l’espèce humaine pour qu’elle sauve sa peau. Sinon la Vie sur terre est condamnée ! »

Et jusque-là, l’homme, encore dans sa nature inférieure, croyait à de multiples dieux. Jusque-là, une foi un peu infantile était encore suffisante pour le nourrir. Jusque-là, l’humanité encore dans  l’enfance avait besoin de croire à tous ces panthéons et toutes ces histoires merveilleuses pour que la foi soit possible dans l’humain. Et patatras, voilà que trois surhommes, les trois premiers inventeurs de la nature supérieure de l’humain, vont nous indiquer trois formes de foi nouvelles pour accéder au meilleur de chacun. Bon sang, d’un coup, en seulement 1200 ans, en seulement un claquement de doigts, voilà trois prophètes qui nous enseignent la foi en un seul Dieu. Révolution de la pensée, totale révolution de se penser soi-même, et de croire !

Il a fallu trois prophètes parce que, selon moi, cette foi nouvelle en un seul Dieu se divise en trois parties.

Tout d’abord la foi spirituelle, celle qui n’a même pas besoin d’un Dieu puisqu’il s’agit de croire d’abord dans le meilleur de l’homme. Cette foi spirituelle, fondée par Gotama Bouddha, invite chacun à essayer d’être meilleur à chaque instant.

Et puis est apparu son complément, la foi religieuse enseignée par le Christ mort pour nous sur la Croix. Une foi d’une tout autre nature entre la créature et son créateur unique. Une seconde forme de foi cherchant à élever le meilleur de l’homme encore plus haut dans le sacré. Une foi de seconde élévation pour l’espèce humaine où les rites, les temples, les églises et l’Eucharistie sont nécessaires pour permettre cette seconde croissance.

Alors devient possible la troisième croissance : la foi politique, la foi dans des  Actes capables de changer le monde. Cette troisième croissance est proposée par Mahomet : comment l’humain deux fois au meilleur de lui-même pourrait devenir agissant pour changer le monde et le rendre meilleur à son tour.

mahomet-et-lange-gabriel-detail-256x300Voilà bien, à mon sens, la raison de ces trois prophètes, de ce triple rendez-vous des humains avec l’histoire de l’évolution sur terre : il nous faut passer désormais à une foi plus adulte, une foi monothéiste, une foi beaucoup moins enchantée et beaucoup plus pratique, une foi qui cherche en trois étapes à rendre l’homme meilleur pour qu’à son tour il rende le monde meilleur. Et par là même qu’il sauve la Vie sur terre !

Se peut-il que la foi spirituelle, plus la foi religieuse, plus la foi politique soient les trois étapes offertes à notre espèce pour qu’elle passe de sa nature inférieure à sa nature supérieure ?

Se peut-il que ces trois formes de foi soient si complémentaires qu’il est impossible de les envisager séparément ?

Se peut-il qu’aucune d’elle ne soit supérieure (même si, bien sûr, chacun croit que la sienne est la meilleure !) et que chacune ne trouve son accomplissement qu’en acceptant les deux autres ?

Se peut-il que l’Histoire ne nous laisse pas le choix, et qu’en un claquement de doigts (1200ans) elle nous ait invités à prendre désormais la route du meilleur de l’homme : le fils de l’homme ?

Sinon la Vie sur terre sera condamnée, si l’humain refuse de passer du pire au meilleur de lui-même.

Bernard Montaud

 

Page à visiter absolument :
http://bernardmontaud.org/artas-une-voie-spirituelle-occidentale-ses-moyens-ses-buts/

Le miracle d’un sourire

C’est une histoire vraie dont l’épilogue s’est produit le jeudi 29 mars 2012 autour de 16 heures à Jonquières dans le Vaucluse.

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J’accompagne Maryse le lundi et le jeudi chez le kiné pour des massages de ses épaules.

Dans la salle d’attente où je suis généralement seul, passe devant moi un jeune homme, en fauteuil roulant, poussé par une jeune femme (une aide-soignante) qui l’aide à faire ses exercices, c’est un tétraplégique de naissance sûrement, il grogne pour s’exprimer.

Tout son corps est marqué par la souffrance extrême de son âme prisonnière depuis trop longtemps de ce corps d’infirme, son visage est angulaire avec des yeux ternes et atones, enfoncés dans leurs orbites et qui reflètent une souffrance morale extrême !

Lors de notre première rencontre ;

Il me dévisage intensément et ses yeux se fixent dans les miens comme s’ils essayaient d’entrer en communication avec mon âme, je lui dis bonjour en lui souriant tout en soutenant son regard, la jeune femme continue de pousser le fauteuil vers la sortie, ce qui oblige le jeune homme, dans un premier temps à tourner la tête puis dans un second temps à se contorsionner sur son fauteuil pour pouvoir garder un contact visuel avec moi, ce qui lui vaut une remontrance peu amène de la jeune femme, à qui il manifeste sa désapprobation en poussant de vifs grognements, ce qui déclenche une baffe suivie de remontrances acerbes !!!

Au fond de moi je me dis qu’il ne fait pas bon d’être entièrement dépendant des autres, surtout lorsqu’ils font leur job de manière mécanique et sans aucune marque d’empathie !

Lors de notre seconde rencontre ;

Dès que son regard se pose sur moi, son visage se transforme, ses yeux et sa bouche sourient, je lui dis bonjour tout en souriant et en soutenant son regard amical. Il m’a reconnu, arrivé à mon niveau il pousse un petit grognement, sa manière à lui sûrement de me renvoyer mon bonjour ou peut-être de me dire merci ?

La jeune femme l’installe dans la voiture sans problème il est visiblement heureux de ce petit moment de communication avec l’un de ses semblables.

La dernière rencontre fut une apothéose ;

Dès qu’il m’aperçoit son visage et son corps se transfigurent, exprimant une joie intense, et lorsque son fauteuil, arrive à mon niveau, il ne grogne pas pour répondre à mon bonjour, mais il me tend sa main, que je prends délicatement dans la mienne et son pouce vient appuyer fermement, mais doucement, ma main qu’il ne lâche plus.

De tout son être rayonne une joie indicible
et son visage s’illumine !

Ce jour-là nous étions quatre dans la pièce (lui, son aide-soignante, une dame qui leur maintenait la porte ouverte et moi), nos visages se sont instantanément illuminés tant sa joie était communicatrice, son aide-soignante lui a demandé gentiment de lâcher ma main ce qu’il a fait immédiatement (no comment) !

La réaction spontanée, de ce jeune homme paralysé, m’a bouleversée sur le moment, de manière intense et continue de le faire chaque fois que j’y pense.

On pourrait tirer une conclusion générale, de cette rencontre avec un être humain, différent, en apparence, dépendant…

C’est qu’il ne faut pas grand-chose, en fait, pour apporter un peu de joie un peu de bonheur à ceux qui souffrent… un sourire, un mot gentil, un geste affectueux… cela n’a l’air de rien, mais ce jour-là, ils ont provoqué un petit miracle…

Et si cela faisait partie aussi de notre tâche ici-bas ?

Raymond MAGDELAINE

Derrière notre anxiété

la peur de ne pas être nécessaire

« À bien des égards, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour vivre.

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La violence traverse certains coins du monde, et beaucoup trop encore vivent sous l’emprise de régimes tyranniques. Et bien que toutes les grandes religions du monde enseignent l’amour, la compassion et la tolérance, une violence impensable est perpétrée au nom de la religion.

Et pourtant, beaucoup moins d’entre nous sommes pauvres, beaucoup moins de personnes ont faim, moins d’enfants meurent, et davantage d’hommes et de femmes peuvent lire. Dans de nombreux pays, la reconnaissance des droits des femmes et des minorités est désormais la norme. Il y a encore beaucoup de travail à effectuer, bien sûr, mais il y a de l’espoir et il y a des progrès.

Qu’il est donc étrange de voir une telle colère et un tel mécontentement dans certaines des nations les plus riches du monde. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne et à travers le continent européen, les gens sont convulsés par la frustration politique et l’anxiété sur l’avenir. Les réfugiés et les migrants clament la chance de vivre dans ces pays sûrs et prospères, mais ceux qui vivent déjà dans ces pays promis rapportent un grand malaise à propos de leur propre avenir qui semble frontière avec le désespoir.

Pourquoi?

Un petit indice provient de recherches intéressantes sur la façon dont les gens prospèrent. Dans une expérience choquante, des chercheurs ont constaté que les personnes âgées qui ne se sentent pas utiles à d’autres avec 3 fois plus de chances de mourir prématurément que celles qui se sentent utiles. Cela reflète une vérité humaine plus large: nous avons tous besoin d’être nécessaires.

Être «nécessaire» n’implique pas une fierté égoïste ou un attachement malsain à l’estime du monde des autres. Il s’agit plutôt d’une faim humaine naturelle pour servir nos semblables. Comme l’ont enseigné les sages bouddhistes du XIIIe siècle: «Si l’on allume un feu pour les autres, cela éclairera aussi sa propre voie».

Pratiquement toutes les grandes religions du monde enseignent que le travail diligent au service des autres est notre nature la plus haute et se trouve ainsi au centre d’une vie heureuse. Les enquêtes scientifiques et les études confirment les principes communs de nos croyances. Aux Etats Unis, les personnes interrogées qui donnent une priorité à faire le bien pour les autres reconnaissent volontiers qu’elles sont très heureuses de leur vie. En Allemagne, les personnes qui cherchent à servir la société sont cinq fois plus susceptibles de dire qu’elles sont très heureuses par rapport à celles qui ne considèrent pas le service comme important. L’altruisme et la joie sont entrelacés. Plus nous sommes en osmose avec le reste de l’humanité, mieux nous nous sentons.

Cela aide à expliquer pourquoi la douleur et l’indignation se répandent dans les pays prospères. Le problème n’est pas un manque de richesse matérielle. C’est le nombre croissant de personnes qui se sentent plus utiles, qui ne se sentent plus nécessaires, qui ne sont plus en osmose avec leurs sociétés.

En Amérique, aujourd’hui, par rapport à il y a 50 ans, trois fois plus d’hommes en âge de travailler sont complètement en dehors de la population active. Ce phénomène se produit dans tout le monde développé – et les conséquences ne sont pas seulement économiques. Se sentir superflu est un coup dur pour l’esprit humain. Il conduit à l’isolement social et la douleur émotionnelle, et crée les conditions pour développer des émotions négatives.

Que pouvons-nous faire pour aider? La première réponse est non systématique. C’est personnel.

Tout le monde a quelque chose de précieux à partager. Nous devrions commencer chaque jour en nous demandant consciemment: «Que puis-je faire aujourd’hui pour apprécier les dons que d’autres me proposent?» Nous devons nous assurer que la fraternité mondiale et l’unité avec les autres ne sont pas seulement des idées abstraites que nous professons, mais des engagements personnels que nous mettons en pratique.

Chacun d’entre nous a la responsabilité d’en faire une habitude. Mais ceux qui occupent des postes à responsabilité ont une occasion spéciale d’élargir l’inclusion et de bâtir des sociétés qui ont vraiment besoin de tout le monde.

Les dirigeants doivent reconnaître qu’une société compatissante doit créer une multitude d’opportunités pour un travail significatif, de sorte que tous ceux qui sont capables de contribuer peuvent le faire. Une société compatissante doit fournir aux enfants une éducation et une formation qui enrichissent leur vie, à la fois avec une plus grande compréhension éthique et avec des compétences pratiques qui peuvent mener à la sécurité économique et la paix intérieure. Une société compatissante doit protéger les vulnérables tout en veillant à ce que ces politiques ne piègent pas les gens dans la misère et la dépendance.

Construire une telle société n’est pas une tâche facile. Aucune idéologie ou parti politique ne contient toutes les réponses. La mauvaise pensée de tous les côtés contribue à l’exclusion sociale, donc la surmonter prendra des solutions innovantes de toutes les parties. En effet, ce qui nous unit dans l’amitié et la collaboration n’est pas la politique partagée ou la même religion. C’est quelque chose de plus simple: une croyance partagée dans la compassion, dans la dignité humaine, dans l’utilité intrinsèque de chaque personne à contribuer positivement à un monde meilleur et plus significatif. Les problèmes auxquels nous faisons face découpent les catégories classiques; Il en va de notre dialogue et de nos amitiés.

Beaucoup sont confus et effrayés de voir la colère et la frustration se répandre comme un incendie à travers les sociétés qui jouissent de la sécurité historique et de la prospérité. Mais leur refus de se contenter de la sécurité matérielle révèle réellement quelque chose de beau: une faim humaine universelle à être nécessaire. Travaillons ensemble pour bâtir une société qui nourrit cette faim. »

Dalaï Lama

Le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, est le chef spirituel du Tibet et lauréat du prix Nobel de la paix.

Le Saut dans l’inconnu

J’ai mis du temps à comprendre dans les « dialogues avec l’ange » ce que Gitta Mallasz et l’Ange voulaient dire en parlant du « Saut dans l’inconnu ».

Le saut dans l’inconnu c’est se dissocier « progressivement » du « moi », qui est uniquement axé sur le connu par peur du nouveau, pour se lancer dans la découverte de « l’être véritable » qui habite au plus profond de nous, cette petite voix trop souvent ignorée ou parasitée par les bruits incessants du petit moi.

Ce saut dans l’inconnu dont elle parle aussi, dans ses cinq autres petits livres, c’est l’équivalent de « l’Éveil » chez les bouddhistes, c’est ce voyage vers cette partie inconnue de nous, cette « terra incognita », cette petite voix (l’ange ?) qui ne cesse de nous dire ;

« Quitte le connu… quitte tes peurs…

Viens découvrir qui tu es… décide-toi…

Soit sans crainte… quitte ta prison…

Délivre-toi de ton ego… quitte le despote… ».

Lorsqu’on ose enfin se lancer dans l’inconnu, après une longue période d’hésitations, de tergiversations, de crainte de toutes sortes… s’offre alors à nous ce voyage merveilleux que j’aime bien représenter par analogie à un « train » qui s’arrête à notre « porte » et qui, contrairement à ceux de la SNCF, est pile à l’heure, car il arrive uniquement au moment où nous sommes prêts pour ce voyage !

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Il est un peu particulier ce train, car il n’accepte pas de bagages (nos souvenirs, nos nostalgies, nos peurs…) une voix « off » nous suggère même de nous « démaquiller », de quitter notre « persona » (vous savez ce rôle de composition où nous croyons que nous excellions, alors que les autres nous trouvent plutôt moyens pour ne pas dire mauvais !) avant le départ.

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Faites attention ! Si vous avez la moindre hésitation, le train repart sans vous et alors… il vous faudra attendre le prochain qui arrivera ou pas… peut-être lorsque vous serez à nouveau prêt !

Mais en général vous le prendrez parce que votre vie d’avant vous a laissé un tel goût d’amertume, un goût de pas terminé, une grande frustration, le sentiment de ne pas avoir fait ce vous aviez à faire… que vous n’hésiterais plus.

Une fois les formalités achevées, il partira, mais contrairement aux autres trains vous ne connaîtrez ni l’heure exacte de l’arrivée ni le lieu… car sa destination c’est ;

Le nouveau, le jamais vu, le jamais vécu

Autrement dit ;

« la vraie vie », car notre vie d’avant n’était qu’une illusion, un ersatz de vie, entièrement fabriquée par l’égo avec de l’ancien, du connu, de l’archi connu, du succédané, avec ce « qu’il » croyait connaître, ou ce « qu’il » a bien voulu faire croire… au « naïf » que nous étions.

Oh ! Comme il m’en a fallu du temps pour que je me décide enfin à monter dans ce train !

Oh ! Que de peurs, que de craintes, que de subterfuges ai-je utilisés pour en différer le départ !

Que de temps perdu ! (1)

Mais quel bonheur, quel délice, quelle magnifique victoire sur moi-même, lorsque j’ai enfin trouvé le « courage » de faire le premier pas ! Quel bonheur de ne plus attendre, quelle délectation d’être enfin libre, d’être celui que je suis et que j’ai toujours été, quelle exaltation de me retrouver enfin ! Quelle joie dans ce voyage d’aller vers les autres, vers mes « frères » libres ou encore prisonniers de leur cage dorée où la porte a toujours été ouverte, mais qu’ils n’osent pas franchir !

Quelle grande jubilation que de pouvoir leur annoncer qu’ils peuvent à leur tour faire, sans crainte, ce grand « Saut dans l’inconnu » !

 

(1) Rectification : Ce temps que je croyais perdu au moment où se texte a été écrit, m’est apparue en fait comme le temps « juste », temps qu’il me fallait pour intégrer et vivre au plus profond de mon être les changements qui s’opéraient en moi. Il faut du temps à la chenille pour devenir papillon et ce n’est JAMAIS du temps perdu !

Le symbolisme des mains

RÉFLEXIONS :

LE SYMBOLISME DE LA MAIN
par Daniel Meurois

« Il a mis un sceau dans la main de tout homme afin que tous puissent connaître Son Œuvre »…

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Les mains, outil du coeur de l’âme !

« Cette phrase, extraite de l’Ancien Testament ( Job XXXVII, 7 ) a souvent retenu mon attention. En effet, il n’est pas nécessaire d’être théologien ni même exégète pour deviner tout ce qu’elle sous-entend… car, à vrai dire, elle sous-entend beaucoup !
Elle parle très clairement d’une trace permanente de la Présence du Divin en tout être humain, un véritable héritage qui se confond avec sa main tout entière et qui grave un certain Souvenir en lui. En fait, elle décrit un legs inaliénable résumant à la fois l’origine et la destination de chacun de nous.

Un sceau officialise et exprime par nature une sorte de dignité. Celui qui le brise pénètre un secret, il entre inévitablement dans une intimité.
Bien sûr, quand on se penche tant soit peu sur cette affirmation exprimée dans le Livre de Job, on pense tout de suite à la chiromancie, cet art qui, dit-on, permet de lire la destinée d’un être dans les lignes de sa main. Pourtant, à tout bien considérer, je crois qu’il serait dommage de s’en tenir à cet aspect des choses car ceux qui s’engagent sur une voie de recherche intérieure savent fort bien que ce n’est pas la connaissance du destin d’un être humain qui enrichit le cœur de celui-ci et le fait progresser.

Ce n’est donc pas vers l’aspect divinatoire qu’offre la main que je me propose de vous emmener tout au long de ces quelques réflexions. Prédire de quoi demain sera fait est une chose mais comprendre comment le Divin œuvre en nous à chaque instant et de quelle façon Il cherche à nous parler à travers certaines parties de notre corps en est une autre, beaucoup plus essentielle à notre épanouissement.
À cet égard, nul doute que nos mains peuvent à elles seules faire office de portes. Elles nous invitent à pénétrer plus au dedans du mouvement de la Vie en nous.
Ainsi qu’en témoignent quelques expressions qui tracent toutes une sorte de fil conducteur entre la puissance palpable de l’incarnation et celle, plus subtile, de l’âme qui palpite au creux de notre poitrine, notre culture semble en avoir intuitivement la perception.

Lorsque nous tendons la main à quelqu’un ne posons-nous pas un geste concret venant de notre cœur en direction d’un autre cœur ?
Et après le baise-main révérencieux d’autrefois, la tradition – bien qu’en chute libre aujourd’hui – ne pousse-t-elle pas encore un homme à demander la main de celle qu’il aime, lui promettant ainsi de marcher la main dans la main avec elle ?
De fait, le cœur et la main sont constamment assimilés l’un à l’autre comme si cette dernière avait pour mission de traduire les mots silencieux du premier à tel point que tous deux entretiennent une forme de complicité pour dire l’amour et la force que cet amour engendre.

De façon remarquable, ce qui vaut pour la dimension humaine vaut pour le rapprochement avec la dimension divine ou traduire la proximité de celle-ci d’avec l’ordre du temporel.
Le principe de la bénédiction, par exemple, qui est traduit au moyen d’un geste de la main, en constitue sans doute l’une des expressions les plus évidentes, tout comme celui de la prière accomplie spontanément les mains jointes. Là encore, les mains constituent un pont entre la rive du profane et celle du sacré.

Une voie de communication qui peut s’affirmer de manière éclatante lorsque l’on parle de guérison par imposition des mains. Un don reconnu, entre autres, aux rois de France qui étaient jadis réputés pouvoir soigner miraculeusement les écrouelles de cette façon.
Historiquement parlant, il est d’ailleurs également intéressant de noter que les souverains qui se disaient ¨de droit divin¨ ont généralement été représentés avec une ¨main de justice¨ en guise de sceptre… ce qui ne les empêchait guère d’avoir arbitrairement le main-mise sur bien des choses…

Quant aux serments de fidélité ou de vérité, notre société a toujours conçu qu’ils devaient être prêtés en levant la main, comme pour garantir l’authenticité du cœur.
Tout cela, bien sûr, pourra-t-on objecter, nous ramène systématiquement à notre Occident judéo-chrétien et même jusqu’aux racines de celui-ci puisque, toujours dans l’ordre du biblique avec lequel nous avons commencé notre réflexion, le symbole d’une certaine Myriam, sœur de Moïse, est une main protectrice que l’on nomme Hamsa. Sans doute une telle main et ses implications sont-elles gravées dans notre inconscient collectif…

S’en tenir à cette observation serait cependant faire abstraction de l’Islam dont l’un des principaux symboles de protection est également appelé Hamsa ou Khamsa. Il s’agit également d’une main déployée. Ce n’est évidemment pas celle de la sœur de Moïse, mais de Fatima, l’une des filles du Prophète Mahomet… Une main qui, parfois, est enrichie d’un œil dans sa paume, l’œil du Divin, celui qui sonde les cœurs…
Une main aussi qui exprime inévitablement le nombre 5, nombre sacré puisque révélant la Quintessence de l’être, celle que l’homme se doit de mettre à jour par l’intelligence de son cœur…

Un nombre auquel ne sont pas non plus insensibles les Chrétiens puisqu’ils y voient la Quintessence de l’être, un état de réalisation exprimé par la Croix dont le point central représente le Principe christique en pleine offrande de Lui-même.
Mais élargissons encore un peu notre réflexion à ce propos, en n’oubliant pas d’évoquer cette même main Hamsa très à l’honneur chez les anciens Phéniciens qui, en la portant ou en la dessinant, demandaient la protection de la déesse Tanit… un autre nom pour Isthar. Isthar… la planète Vénus, celle-là même que les Esséniens nommaient ¨Lune-Soleil¨.

Comment ensuite ne pas aller un peu loin et tourner nos regards vers l’Orient où les Traditions hindouiste et bouddhiste accordent aux mains une place de première importance ?

Il suffit de se pencher quelque peu vers l’art sacré de ces deux cultures sœurs pour constater à quel point les mudras des mains y occupent une place majeure. Les mudras, rappelons-le, sont des gestes qui entrainent des déplacements d’énergie et traduisent ou amplifient ce qu’on peut appeler des attitudes spirituelles. Si la tête et le corps tout entier peuvent en réaliser, ceux accomplis par les mains s’avèrent cependant particulièrement précis et puissants en signification.

Ils sont les témoins d’une connaissance extrêmement profonde de l’anatomie énergétique du corps humain ainsi que des rapports que celui-ci entretient avec le cosmos en tant que manifestation de la Présence divine.
Dans ce contexte, le pouce exprime l’Inconnaissable – ou Brahman – l’index, l’énergie de Jupiter – principe de Justice – le majeur, celle Saturne – maitresse du Temps – l’annulaire, celle du Soleil – force de Vishnou, principe du Fils christique universel – et enfin l’auriculaire, la puissance de Mercure – porteuse des informations en provenance du Divin… et qu’il nous faut savoir entendre. Ainsi donc, quand, de façon amusée, nous disons que nous allons ¨demander quelque chose à notre petit doigt¨… ce n’est peut-être pas si anodin que cela !

La pratique des mudras permet d’expérimenter le fait que, dans leurs positions et leurs connexions, les doigts de la main et la position de la main elle-même stimulent et mettent en contact tel ou tel aspect de la conscience avec les différentes sphères de la Réalité divine. Ainsi, y a-t-il des mudras de sagesse, d’illumination, d’humilité, de maîtrise de la personnalité égotique, etc…
On aurait tort de s’imaginer que les gestes précis que la main peut ainsi accomplir ne représentent qu’un ensemble arbitraire de codes et de symboles ne traduisant rien d’autre que des intentions ou des attentes intérieures.

En effet, les doigts de la main, et la main dans son ensemble, sont parcourus par tout un réseau de ¨micro-nadis¨ qui fusionnent en un chakra précis au niveau du poignet – rappelé par le clou de la Crucifixion – pour ensuite former un nadis majeur remontant le bras jusqu’à l’épaule et enfin redescendre jusqu’au cœur, telle une bretelle transversale.

C’est en vertu de cette connaissance que les Esséniens se saluaient en posant leur main droite sur leur cœur. En accomplissant ce geste plusieurs fois par jour, ils ne faisaient que boucler la plus belle des boucles : ils réalisaient un mudra de force et de vérité. Ils célébraient le Rayonnement divin à partir de son expression cosmique jusque dans sa continuité à travers l’incarnation.
Les plus initiés d’entre eux, comme ceux de toutes les grandes Traditions, avaient fort bien conscience que l’univers se prolonge en l’homme de sorte que ce dernier puisse le projeter à son tour par sa façon d’être et de créer.

C’est à partir de ce ce lien intime unissant la ¨main cosmique¨ de l’être humain aux sphères de l’Esprit qu’est né l’un des aspects les moins connus d’une discipline d’Éveil extrêmement secrête, celle du Tantrisme cachemiri. Cette discipline est composée d’un ensemble de pratiques auxquelles fut initié le Maître Jésus et que celui-ci communiqua par la suite à quelques rares disciples dans un but de réconciliation suprême entre le dense et le subtil.

L’une des particularités de cette méthode d’Éveil se traduit par la connaissance d’un rapport très étroit existant entre chacun des doigts de la main et cinq des principaux chakras du corps humain, eux-mêmes en relation directe avec nos cinq sens.
Selon cet enseignement, le pouce serait lié au sens du toucher, l’index à la vue, le majeur à l’odorat, l’annulaire au goût et enfin l’auriculaire à l’ouïe. Cette tradition hautement initiatique considère que les sens ne sont pas les ennemis de l’ouverture de la conscience ainsi qu’on le pense souvent mais que, bien compris et bien maîtrisés ils deviennent les exacts prolongements de notre âme et de notre esprit. Parlant à la fois le langage de la Matière et du Lumineux, les sens sont alors réputé nous introduire au Divin derrière toute dualité.(1)

Imaginer le Christ enseignant une telle connaissance à quelques très rares proches disciples dresse tout de suite de Lui un autre portrait, beaucoup plus ouvert que celui que l’Église a figé à travers le supposé et désespérant conflit entre la Matière et l’Esprit.

Considérée avec ce regard, la main devient plus que jamais un trait d’union, un extraordinaire instrument de Réconciliation.
Pendant ce temps-là, les Grecs, dans leur propre quête de la Sagesse évoquaient tout particulièrement l’existence d’un nadis partant du cœur de chacun d’entre nous et se prolongeant jusqu’à l’annulaire gauche. Ils l’appelaient, traduit en latin, la ¨vena amoris¨, autrement dit la ¨veine de l’amour¨… une connaissance sur laquelle s’est basée la coutume très répandue en Occident de porter l’anneau de mariage à ce doigt.

Certaines de nos Traditions sont manifestement codées et nous renvoient à une approche de nous-même que, bien souvent, nous sommes loin de soupçonner… »

(1) Voir ¨Le Testament des trois Marie¨, chapitre VII (La chambre nuptiale), aux Éditions Le Passe-Monde.

 

Daniel Meurois
Prochaine publication : Le symbolisme du pied