Gilet jaune dans l’âme, je suis !

N’en déplaise à Voltaire ou à certains de mes amis !

Gilet jaune (1) dans l’âme je suis, car comme eux je ne supporte plus dans mon pays, mais aussi sur cette planète, qu’une minorité d’êtres humains qui se prennent pour des dieux, oppriment, affament, pillent sans vergogne la planète comme s’ils en étaient les propriétaires.

Comme les gilets jaunes, j’en ai ras le bol :
• De toutes les taxes qui pleuvent pour un oui pour un non sur le peuple,
• De toutes les augmentations de ceci cela, alors que dans le même temps les revenus stagnent,
• De tous ces pseudos représentants, tous ces pseudos élus sans réelle majorité démocratique, qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts.
• De tous les privilèges d’un autre âge qu’ils s’octroient, pendant qu’ils réduisent notre pouvoir d’achat, pour s’en mettre un peu plus dans les fouilles !

Comme les gilets jaunes, mais aussi comme un nombre de plus en plus croissant de terriens, j’ai pris conscience que la fin de l’Ancien Monde est venue et qu’il est plus que temps pour le peuple, c’est-à-dire pour la grande majorité des êtres humains qui peuplent la terre, de mettre en œuvre le Nouveau Monde.

Comme les gilets jaunes, je pense que si nous ne faisons rien pour transformer le monde, personne ne le fera à notre place, et surtout pas la petite minorité de demi-dieux qui n’ont aucun intérêt pécuniaire à le faire !

Comme les gilets jaunes le font sur les ronds-points (qu’ils ne bloquent plus depuis belle lurette), je pense à la manière dont pourrait se mettre en place une démocratie digne de ce nom préservant les intérêts de tous.

Comme les gilets jaunes, je ne pense pas qu’après moi sera le déluge, je pense qu’il faut que je sorte d’urgence les mains de mes poches pour que mes enfants, petits et arrière-petits-enfants puissent s’épanouir sur Gaïa.

Comme les gilets jaunes, et beaucoup d’autres qui ne les soutiennent pas forcément, j’ai pris conscience qu’il faut que je change mes comportements, envers tous les êtres vivants qui peuplent la terre tout en contribuant à sa croissance, et que j’arrête de me comporter comme un irresponsable.

Dernier point, à mes yeux très important.

Comme les Gilets jaunes, je suis fondamentalement pacifique, mais cela ne veut pas dire que je suis un mouton bêlant, ou un veau qu’on tente de préparer psychologiquement à l’équarrissage.

Comme les gilets jaunes, je pense qu’il ne faut plus rien lâcher, pour une bonne et simple raison, c’est que nous n’avons plus rien à perdre, ou plus grand-chose à perdre, et là je vous parle bien entendu du peuple français, mais aussi des peuples de la terre.

Par contre je sais que certains parmi vous vont me lâcher, j’en serai triste c’est sûr, mais sachez qu’au croisement des chemins où se trouve l’humanité, mon choix est fait et ce choix est bien plus impérieux que de vouloir préserver des faux-semblant.

L’humanité sera spirituelle, ou disparaîtra de la surface de cette planète comme l’ont déjà fait les dinosaures et bien d’autres espèces avant elle.

Je suis gilets jaunes , n’en déplaise, aux pisse-froid et aux pisse-vinaigre, que j’aime bien quand même, car ils sont sur cette terre, mes frères et mes sœurs d’infortunes !

Là où croît le désespoir, croît aussi l’espoir !

(1) Si le vocable « Gilet jaune » te hérisse le poil, change-le par celui « d’homme responsable », ou « d’homme sage » ou « intelligent » qui est la signification exacte du terme homo sapiens qui devrait caractériser notre espèce.

Raymond MAGDELAINE

La fièvre des samedis noirs [1]

Elle perdure malgré le durcissement ou à cause du durcissement ?

En Algérie, nos journalistes ont tout de suite reconnu que le peuple ne souhaitait pas que le départ du Président, mais qu’il souhaitait plus de justice sociale et plus du tout de corruption dans leur pays. Dit autrement ils veulent eux aussi l’instauration de la démocratie, en encore plus clair, pour les sourds et les malentendants, ils veulent être aussi un peuple souverain !

En France, ces mêmes journalistes ne voient dans cette fièvre des samedis noirs, que pillages, saccages, violences systématiques contre les forces de l’ordre, incohérences des revendications des manifestants, anarchie, chienlit provoquée sciemment par des rien du tout, des moins que rien (pour ne pas dire des merdes).

Chose étrange s’ils sont capables de voir la paille dans l’œil des pays voisins, il semblerait qu’ils n’arrivent pas à voir la poutre que nous avons dans le nôtre. Dit autrement qu’ils ne veulent pas la voir, où qu’ils répètent ce qu’on leur dit d’écrire ou de dire, en clair que tout va bien, tout baigne dans le meilleur des royaumes !

Du temps du petit Charles (dit le Pasqua) au moment de la prise d’otage dans une école maternelle en région parisienne, ce monsieur qui a un sens théâtral très prononcé, avait annoncé sinistrement au JT « Force est restée à la loi » et je dois reconnaître qu’une balle en pleine tête « force le respect » !

Tous les samedis, depuis 21 semaines, nos admirables « forces de l’ordre » habillées en Robocops forcent, elles aussi, le respect à coup de matraques, de canon à eau, de flash bal, de grenade lacrymogène et de bombes de dispersion contre des « émeutiers » que sont ses vilains petits canards aux gilets jaunes !

Braves gens n’y voyez aucune corrélation avec ce qui se passe un peu partout dans le monde, ici tout va bien, au point de faire la leçon aux autres nations !

Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles « braves gens », la « loi » veille sur vous !

Le feu couve toujours sous les cendres chaudes !

[1] Noir, pour les distributeurs de billets, les commerces du luxe et tous ceux qui sont en première ligne sur ordre, pour « forcer » le respect républicain !

Raymond MAGDELAINE

Acte 19

C’est la dix-neuvième semaine d’action des Gilets jaunes.

  • Dès la première semaine le gouvernement a choisi la répression et fait la sourde oreille à leurs revendications.
  • Les prix de l’essence continuent de s’envoler,
  • Les taxes sont maintenues,
  • Les produits de première nécessité ont augmenté, après l’annonce du grand débat,
  • Les salaires et les pensions stagnent,
  • Les prix des produits et des services continuent d’augmenter…
  • À retenir : un geste fort et plein de sens, la suppression de l’ISF pour les plus malheureux d’entre nous, apparemment ? Et aussi l’organisation d’un grand débat, dont on attend les retombées promises !

Pendant que pour les Gilets jaunes Résistance Républicaine comptabilise un bilan provisoire dramatique avant l’acte 19 :

« Nous dressons ici un bilan non exhaustif des blessures graves occasionnées depuis le 17 novembre 2018 à l’occasion des manifestations de gilets jaunes et lycéennes. Nous n’avons répertorié que les blessures ayant entraîné des fractures des os, la perte totale ou partielle de membres ou l’incrustation dans les chairs d’éclats de grenade. Nous appelons toutes les personnes concernées à nous apporter des précisions et à rectifier notre article en cas d’erreur ou d’oubli. Par ailleurs, nous invitons toute personne blessée à nous contacter pour s’organiser ensemble sur les suites juridiques, le combat contre les armes et la rencontre entre les personnes blessées. Notre contact : desarmons-les@riseup.net / 07.58.67.20.60

  1. ZINEB REDOUANE, 80 ans, a été tuée par une grenade lacrymogène reçue en plein visage à Marseille le 1er décembre 2018.
  2. RICHIE A., 34 ans, a perdu son oeil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Saint-Paul (La Réunion) le 19 novembre 2018.
  3. JEROME H. a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018. Cagnotte de soutien.
  4. PATRICK, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.
  5. ANTONIO B., 40 ans, vivant à Pimprez, a été gravement blessé au pied par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018. Cagnotte de soutien.
  6. GABRIEL, 21 ans, apprenti chaudronnier vivant dans la Sarthe, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
  7. XAVIER E., 34 ans, vivant à Villefranche sur Saône, a eu une fracture de la mâchoire, du palais, du plancher de l’orbite, de la pommette, plusieurs dents cassées et la lèvre coupée par un tir de LBD 40 à Villefranche sur Saône le 24 novembre 2018.
  8. SIEGFRIED, 33 ans, vivant près d’Epernay, a été gravement blessé à la main par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
  9. MAXIME W., a été brûlé à la main et a perdu définitivement l’audition à cause d’une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
  10. CEDRIC P., apprenti carreleur vivant à la Possession (Réunion), a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à la Possession le 27 novembre 2018. Cagnotte de soutien.
  11. FRANCK D., 19 ans, a perdu son oeil à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 1er décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  12. GUY B., ~60 ans, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 1er décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  13. AYHAN, ~50 ans, technicien Sanofi vivant à Joué-les-Tours, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Tours le 1er décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  14. BENOIT B., 29 ans, a été gravement blessé à la tempe (œdème cérébral) par un tir de LBD 40 à Toulouse le 1er décembre 2018. Il a été placé en coma artificiel. MAJ : il est sorti du coma après 20 jours, le 21 décembre 2018.
  15. MEHDI, 21 ans, a été gravement blessé lors d’un passage à tabac à Paris le 1er décembre 2018.
  16. ANTHONY, 18 ans, a été blessé à l’œil par un tir de LBD 40 à Paris le 1er décembre 2018
  17. MAXIME I., 40 ans, a eu une double fracture de la mâchoire à cause d’un tir de LBD 40 à Avignon le 1er décembre 2018.
  18. FREDERIC R., 35 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 le 1er décembre 2018 à Bordeaux.
  19. CHRISTOPHE L. a eu le nez fracturé et le front ouvert par un jet de CANON A EAU le 1er décembre 2018 à Paris.
  20. LIONEL J., 33 ans, a été blessé à la tempe (7 points de suture + 1 plan sous-cutané) par un tir de LBD 40 le 1er décembre 2018 à Paris.
  21. KEVIN P. a été brûlé au second degré profond à la main gauche (15 jours d’ITT) par une capsule de gaz lacrymogène le 1er décembre 2018 à Paris.
  22. MATHILDE M., 22 ans, a été blessée à l’oreille (25 points de suture, acouphènes, lésions internes légères avec troubles de l’équilibre) par un tir de LBD 40 à Tours le 1er décembre 2018.
  23. ROMEO B., 19 ans, a eu une fracture ouverte du tibia (90 jours d’ITT) par un tir de LBD 40 le 1er décembre 2018 à Toulouse.
  24. ELIE B., 27 ans, a eu une fracture de la mâchoire et une dent cassée par un tir de LBD 40 le 1er décembre 2018 à Paris. Cagnotte de soutien.
  25. DORIANA, 16 ans, lycéenne vivant à Grenoble, a eu le menton fracturé et deux dents cassées par un tir de LBD 40 à Grenoble le 3 décembre 2018.
  26. ISSAM, 17 ans, lycéen vivant à Garges les Gonesse, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Garges-les-Gonesse le 5 décembre 2018.
  27. OUMAR, 16 ans, lycéen vivant à Saint Jean de Braye, a eu le front fracturé par un tir de LBD 40 à Saint Jean de Braye le 5 décembre 2018.
  28. JEAN-PHILIPPE L., 16 ans, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 6 décembre 2018 à Bézier.
  29. RAMY, 15 ans vivant à Vénissieux, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 ou une grenade de désencerclement à Lyon le 6 décembre 2018.
  30. ANTONIN, 15 ans, a eu la mâchoire et la mandibule fracturées par un tir de LBD 40 à Dijon le 8 décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  31. THOMAS, 20 ans, étudiant vivant à Nîmes, a eu le sinus fracturé par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  32. DAVID, tailleur de pierre vivant en région parisienne, a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  33. FIORINA L., 20 ans, étudiante vivant à Amiens, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD à Paris le 8 décembre 2018.
  34. ANTOINE B., 26 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
  35. JEAN-MARC M., 41 ans, horticulteur vivant à Saint-Georges d’Oléron, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
  36. ANTOINE C., 25 ans, graphiste freelance vivant à Paris, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018. Cagnotte de soutien.
  37. CONSTANT, 43 ans, technico-commercial au chômage vivant à Bayeux, a eu le nez fracturé par un tir de LBD 40 à Mondeville le 8 décembre 2018.
  38. CLEMENT F., 17 ans, a été blessé à la joue par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
  39. NICOLAS C., 38 ans, a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.
  40. YANN, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 à Toulouse le 8 décembre 2018.
  41. PHILIPPE S., a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate par un tir de LBD à Nantes le 8 décembre 2018
  42. ALEXANDRE F., 37 ans, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  43. MARIEN, 27 ans, a eu une double fracture de la main droite à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Bordeaux.
  44. FABIEN, a eu la pommette fendue et le nez fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  45. EMERIC S., 22 ans, a eu le poignet fracturé avec déplacement du cubitus par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  46. HICHEM B. a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  47. HANNIBAL V. a été blessé à l’œil par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  48. MANON M. a eu le pied (2ème métatarse) fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Nantes.
  49. ALEXANDRA a été blessée à l’arrière de la tête par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
  50. MARTIN C. a été blessé à proximité de l’œil par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Marseille.
  51. GUILLAUME P., a eu une fracture ouverte de la main avec arrachement des tendons à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Nantes.
  52. AXELLE M., 28 ans, a eu une double fracture de la mâchoire et des dents cassées par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris. Cagnotte de soutien.
  53. STEVEN L., 20 ans, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 et la main fracturée à cause de coups de matraque télescopique (jusqu’à perte de connaissance) le 8 décembre 2018 à Paris.
  54. ERIC P. a eu une fracture de la mâchoire, la lèvre fendue et des dents cassées par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris. Cagnotte de soutien.
  55. VANESSA L., 33 ans, a eu l’orbite de l’œil fracturée par un tir de LBD 40 le 15 décembre 2018 à Paris.
  56. ETIENNE K., a eu une triple fracture de la mandibule gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 15 décembre 2018 à Paris.
  57. LOLA V., 18 ans, a eu une triple fracture de la mâchoire, des dents cassées et la joue ouverte le 18 décembre 2018 à Biarritz. Cagnotte de soutien.
  58. RODOLPHE, a été blessé aux jambes par une grenade de désencerclement le 18 décembre. Cagnotte de soutien.
  59. JANELLE M., a été blessée au pied par une grenade de désencerclement (à confirmer) le 22 décembre 2018 à Nancy.
  60. ARTHUR, 24 ans, a perdu un œil à cause d’un tir de LBD 40 le 29 décembre 2018 à Toulouse.
  61. CORENTIN G., a été blessé à la jambe par un gros éclat de grenade GLI F4  le 29 décembre 2018 à Rouen
  62. STEVE B. a été blessé à la jambe par plusieurs éclats métalliques de grenade GLI F4 le 29 décembre 2018 à Rouen.
  63. SABRINA L. a été blessée à la jambe par plusieurs éclats métalliques de grenade GLI F4 le 29 décembre 2018 à Rouen.
  64. MICKA T. a été blessé à la jambe et à la tempe par plusieurs éclats métalliques de grenade GLI F4 le 29 décembre 2018 à Rouen.
  65. MICKAEL F. a été blessé à la jambe par plusieurs éclats métalliques de grenade GLI F4 le 29 décembre 2018 à Rouen.
  66. COLINE M. a été blessée au bras par un tir de LBD 40 le 29 décembre 2018 à Rouen
  67. JONATHAN C. a été blessé au bras par un tir de LBD 40 le 29 décembre 2018 à Rouen
  68. ROBIN B. a été blessé à l’arrière de la tête (4 agrafes + hématome) par un tir de LBD 40 le 05 janvier 2019 à La Rochelle.
  69. FLORENT M. a eu une fracture ouverte de la zygomatique à cause d’un tir de LBD 40 le 05 janvier 2019 à Paris.
  70. DANIEL a été blessé au front par un tir de LBD 40 le 05 janvier 2019 à Paris.

Notre décompte provisoire des mutilations définitives établit donc le bilan suivant :

  • 1 personne a été tuée (grenade lacrymogène)
  • 4 personnes ont eu la main arrachée (grenades GLI F4)
  • 12 personnes ont été éborgnées (balles de LBD 40)
  • 1 personne a perdu définitivement l’audition (grenade) »

Bilan provisoire emprunté à Résistance Républicaine

  • Acte 19 ; pour calmer le jeu (de dupe) notre république (bananière) fait entrer dans l’escalade les militaires !!!
  • A quand les chars d’assaut à Paris, Bordeaux Toulouse et Nice ?

Elle n’est pas belle la France ?

Contrats d’âmes

Peut-on imaginer, ou du moins se souvenir d’un contrat que nous aurions passé entre âmes consentantes, afin de pouvoir nous entraider dans l’incarnation que nous allons vivre chacun de notre côté, mais où nous nous rencontrerons au moment opportun pour mettre en œuvre le contrat ?

Peut-on une fois le passage du Léthé se souvenir que celui ou celle que nous allons percevoir comme notre bourreau puisse agir envers nous comme il l’a fait, et que nous puissions comprendre les raisons qui l’ont poussé à le faire ?

Pouvons-nous penser un seul instant que nous avons donné notre accord, en toute connaissance de cause, au pseudo bourreau… pouvons-nous le croire ?

Pouvons-nous penser une seule seconde que Dieu en personne ait envoyé l’un de ses fils sur cette terre, y subir la crucifixion, sans qu’il n’en soit le moins du monde impacté, par le calvaire qu’il lui a fait traverser, même si c’est d’une autre manière ?

Dans ce merveilleux film « Le chemin du pardon (La cabane) » Mère (Dieu) montre à Mack qui lui reproche d’avoir abandonné son fils, les mêmes marques qu’ont laissé sur « Elle » celles encore visibles sur le corps de lumière de son fils présent à ses côtés.

De ce côté du Léthé, il est difficile, mais pas impossible, de comprendre que le bourreau est aussi « quelque part » une victime, et que sa « pseudo » victime puisse envisager de commencer le laborieux et salutaire travail du « pardon », même ici-bas, lorsque son bourreau est sur le point de regagner l’autre rive ?

As-tu remarqué, dans cette chronique, que je ne pose que des questions, pas pour y répondre, car je ne sais rien de toi la victime ni rien de toi le bourreau. Je ne connais rien des contrats que vous avez passés entre vous, pour me permettre d’y répondre. Vous seul (bourreau ou victime) avez la capacité de le faire, lorsque vous commencerez à entrevoir la réalité de la vie et des âmes qui l’animent ici-bas !

  • Ce que je sais, c’est que TOUTES les âmes sont issues d’une unique source !
  • Ce que je sais, c’est qu’ici-bas j’ai tout oublié de ce contrat !
  • Ce que je sais, c’est que les âmes qui interagissent avec moi dans cette incarnation sont TOUTES de la même famille d’âmes que la mienne !
  • Ce que je sais, c’est que l’erreur est humaine, et que ce n’est que persévérer dans nos erreurs qui est diabolique !
  • Ce que je sais, c’est que cette « supra conscience », que j’appelle « Dieu », est essentiellement animée par l’Amour !
  • Ce que j’ai enfin compris ici-bas, c’est que pour que le contrat soit complètement réalisé du côté de la victime comme du bourreau, il faut commencer ici-bas à mettre en œuvre le processus « salvateur » du pardon.

Même si l’oubli momentané de ce contrat d’âmes entrave le chemin du pardon, sache qu’il est vital, que tu le commences ici-bas, pour te permettre lorsque qu’il sera temps, de te retrouver sur l’autre rive l’âme en paix.

Cela nous permettra d’accéder à la lumière, lumière qui nous éclairera sur les épreuves que nous avons passées ici-bas !

Que la force salvatrice du pardon puisse nous permettre de continuer à grandir, ici et au-delà !

Raymond MAGDELAINE

La chenille et le papillon

Il était une fois, deux chenilles, la vieille Ernestine et la très jeune Jeanne, qui étaient lié par une amitié profonde et sincère.

Ernestine enseignait à la jeune « Jeannette » comme elle la surnommait affectueusement, tout ce que devait connaître une jeune chenille, pour lui éviter de tomber dans les pièges de la vie des chenilles et lui permettre aussi de reconnaître parmi toutes les jeunes pousses dont elles se nourrissaient, celles qui étaient les plus savoureuses.

Jeannette, était très heureuse d’avoir comme amie une chenille aussi instruite qu’Ernestine, mais elle était aussi très inquiète pour sa meilleure amie, car elle trouvait depuis un certain temps déjà qu’elle s’essoufflait rapidement, qu’elle était plus lente dans sa progression et que tout son corps d’ordinaire aussi souple que le sien était plus rigide, voire même par moment plus douloureux, même si Ernestine ne s’en plaignait jamais.

Ernestine en rigolait au contraire pour rassurer sa jeune amie en lui disant que c’était normal à son âge, qu’il ne fallait pas s’en inquiéter, parce que ce qui lui arrivait arrivait aussi à toutes les chenilles, quelle que soit leur espèce.

Elle disait en riant aux éclats, « C’est la vie Jeannette, c’est la vie que j’ai choisi de vivre, c’est la vie que j’aime vivre ! ».

Un matin en allant à la rencontre d’Ernestine, Jeannette a trouvé son amie complètement immobile, suspendue à l’une des branches d’une espèce de plante aux jeunes pousses très savoureuses.

Ernestine semblait y économiser son souffle en ne disant à Jeannette que l’essentiel, « Je vais bien, je ne souffre pas. », « Il y a autre chose après, tu sais, quelque chose de grandiose. », « N’aie pas peur, regarde-moi, je n’ai pas peur, j’ai confiance ! »…

Jeannette, n’a pu, malgré les paroles rassurantes d’Ernestine l’accompagner jusqu’au bout de ce qu’elle percevait, elle, comme un chemin de croix, c’était au-dessus de ses forces.

Jeannette n’a donc pas assisté à la métamorphose d’Ernestine, à sa renaissance.
Elle a toujours cru que sa meilleure amie était « morte à tout jamais » et à cause de cela son chagrin fut immense, très douloureux, son deuil très long…
Ernestine lui manquait cruellement et sa vie n’avait plus la même saveur, la même joie. Des nuages gris obscurcissaient ses pensées lorsqu’elle évoquait celle qui fut sa meilleure amie.

Un jour alors que Jeannette se régalait de la saveur d’une de ces nombreuses plantes qu’Ernestine lui avait fait découvrir, un drôle d’insecte muni d’immenses ailes très colorées, se posa à côté d’elle, et lui dit d’un ton enjoué « Bonjour Jeannette ! ».

À la limite de la terreur, Jeannette s’entendit lui répondre, « Comment connais-tu mon nom, je ne te connais pas toi ! ».

Le grand papillon lui répondit, « Bien sûr que si tu me connais, je m’appelle Ernestine, et comme toi, j’ai été chenille, et comme moi tu deviendras ce magnifique papillon majestueux que je suis devenu ! »

« Et bientôt, très bientôt, nous redeviendrons amies, et là tu me reconnaîtras ! »

Raymond MAGDELAINE

Il est né !

Il est né,

Il y a plus de deux mille ans,

Pour nous rappeler que l’enfant est roi dans notre royaume,

Qu’il est précieux pour nous,

Qu’il soit près de nous ou près des cieux,

Qu’il soit très jeune ou très vieux,

Il est présent !

Présent qui nous est offert pour nous ouvrir les yeux du cœur,

Il est l’enfant roi de toute éternité,

Il est le sauveur d’une humanité souffrante,

Il est notre prolongement,

Il est celui qui ne ment pas.

Il est celui qui nous aime tels que nous sommes,

Il est la somme de ce que nous sommes,

Il est l’unique planche de salut,

Celui qui va perpétuer notre souvenir,

Celui qui va nous guérir en se guérissant,

Celui qui va comprendre ce que nous n’avons pas compris.

Il est l’enfant que nous aurions voulu être,

Il est le miroir de ce que nous sommes,

Il né et re né sans cesse dans nos pensées.

Bienvenu à lui, bienvenue à toi, bienvenue à vous tous,

Dans ce royaume où seul l’enfant est roi !

Alléluia !

De quoi demain sera-t-il fait ?

Grande interrogation des hominidés peuplant cette planète face aux manifestations d’une humanité qui continue à se chercher et d’une autre qui a enfin fini par se (re) trouver. Alléluia !

« C’est quoi que tu dis Raymond, je pige rien de ce que tu causes ? »

« Moi y en a t’expliquer mon frère, ma sœur qui a peur de demain ! »

Demain sera et a toujours été construit avec ce dont on se nourrit aujourd’hui !

  • Si aujourd’hui tu t’alimentes de tes peurs de tes doutes, de tes haines… demain sera fait de tout cela, tu continueras à y avoir peur, à douter de tous et surtout de toi-même, et tu haïras ton prochain… qui avoue-le publiquement, ne peut qu’être la cause de tous tes malheurs ! Je me trompe ?

Entends-tu Caliméro ?

  • Si aujourd’hui tu te nourris sans crainte de l’assurance que la vie ne t’apporte que ce dont tu as besoin et que tu te fais et lui fais confiance, alors tu constateras qu’autrui n’est pas fait d’un autre bois que le tien et qu’ici-bas, il n’est que le miroir de ce que tu es et que tu es pour lui le reflet de ce qu’il est, un frère une sœur, venus comme toi, sans le savoir plus que toi, construire le monde de demain !

Comprends-tu ma sœur, mon frère ?

Qu’en tu entends ceci : « Il y a de nombreuses demeures au royaume de mon (notre) Père ! »

Comprends : « Tu habiteras dans la demeure que tu te construis, car Dieu n’est que l’architecte et toi le maçon qui n’a pas encore bien décodé les plans de ton royaume. »

Si Dieu est le créateur de l’univers et de tout ce qui y vit, toi tu n’es que le maçon de ton royaume ne t’en prends qu’à toi s’il ressemble à l’enfer, car c’est toi et toi seul qui le construit, aujourd’hui !

La fin du monde de la dualité repose entièrement en nos mains de maçon, la future humanité sera spirituelle ou ne le sera pas ! Marcel, ne me regarde pas avec ces yeux de merlan frit, retrousse tes manches et reprend ta truelle en mettant en œuvre scrupuleusement le plan du grand architecte, il sait mieux que nous ce qui est harmonieux pour ses créatures !

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Là où croît le désespoir, croît aussi l’espoir !

Gilet jaune je suis !

Certes, ils perturbent la circulation,

Certes, ils bloquent certaines grandes artères et quelques grandes surfaces,

Certes c’est peu efficace, en apparence, du moins à première vue, surtout à ceux qui regardent par le gros bout de la lorgnette…

Certes, certes… mais toi pendant ce temps à part te plaindre…

Tu fais quoi ? tu te lamentes, tu proposes quoi a part le fumeux : y a qu’a faut qu’on ?

Eux, vois-tu, ils font leur part de colibris.

Pendant que toi tu grognes, tu te lamentes, tu dis les comprendre, parce que toi aussi tu en as marre, mais tu ne fais rien à part de psalmodier devant ton mur des Lamentations !

 Tu as raison, ne fais rien, trembles dans tes braies, continues de passer à l’ombre, enfonces ta tête dans le sable, garde tes œillères…

Laisse-les continuer à te plumer…

Peut-être qu’un jour, où tu n’en pourras plus d’être pris pour une vache à lait, tu deviendras à ton tour colibri ?

Peut-être qu’un jour viendra ou toi aussi, tu comprendras, quand tu n’auras plus rien à perdre, qu’ils n’ont pas d’autres choix, que de te faire chier, dans le froid, sous la pluie… rien que pour t’emmerder !

Car ne te fait aucune illusion, ton tour viendra !

En fait vois-tu, aujourd’hui je ne suis pas plus Gilets jaunes, que je n’aie été Charlie, ou encore Paris ou Bruxelles aux moments des odieux attentats, non je suis simplement « Indigné ».

Indigné par la gestion de crise de nos gouvernants et des médias à leur solde,certes… mais surtout indigné, par ton inertie, ta couardise, ton indifférence, ta veulerie, ou ton silence étourdissant… toi qui te plains toujours de ce que les autres font mal, de ton point de vue, sans que tu ne démontres jamais rien à part tes critiques contre les actions menées par les gilets jaunes, ou ceux qui ne sont pas de bande !

Paroles, paroles, paroles… et encore et toujours des paroles ! 😡

Réveille-toi !

Réveillez-vous !

Réveillons-nous !

Raymond MAGDELAINE

Consumérisme

N’avons-nous plus de « cœur » ou le profit l’a-t-il remplacé par un « tiroir-caisse » ?

 Avec les gilets jaunes et leur grogne qui perdure, car ils ne se sentent toujours pas entendus par nos gouvernants et doivent aussi se sentir trahis ou abandonnés par ceux-là mêmes qui sont victimes de ses taxes devenues intolérables dans toute l’Europe.

 On commence à entendre ici ou là ce que les médias s’empressent de rapporter en plus des dérives organisées au sein des manifestations par des agitateurs déguisés en gilets jaunes, des chiffres impressionnants,mais surtout invérifiables d’une perte d’un « Manque à gagner » qui se ferait ressentir cruellement chez les commerçants en ces jours de Black Friday !

Mais personne, à part les gilets jaunes qui tentent de le faire entendre, n’exprime ni ne chiffre :

  • Le « manque à se nourrir »,
  • Le « manque à se loger »,
  • Le « manque à se vêtir »,
  • Le « manque à trouver un travail digne de ce nom »,
  • Le « manque d’argent pour arriver à boucler le mois avant la prochaine paye »,
  • Les « manque à se faire soigner correctement »,
  • Le « manque de soutien et d’écoute de nos représentants » qui se murent dans un silence assourdissant…

Tous ceux qui dénoncent actuellement les actions « pacifiques » des gilets jaunes, qui osent exprimer un ras-le-bol d’une partie de plus en plus importante de Français qui ne vivent pas, mais tentent de survivre ceux-là servent les intérêts de quels portefeuilles ou tiroirs-caisses ?

Toi qui arrives encore à boucler tes mois, toi qui a un travail dignement rémunéré,toi qui a plusieurs résidences, toi qui places ton argent dans des paradis fiscaux, toi qui a le « cul cousu d’or » et qui comme le patron de Renault-Nissan en veut encore plus…

  • Ton cœur ressemble à quoi  ?
  • Ton Dieu est-il l’argent ? C’est l’argent de ceux qui le gagnent avec de plus en plus de difficultés et ne peuvent ni vivre ni se soigner dignement, que tu veux aussi ?
  • Tu en veux encore plus ?
  • Tu n’en as pas assez ?
  • Plus,plus encore plus toujours plus tu veux ?
  • Qui te gouverne, qui nous gouverne ?

Raymond MAGDELAINE