L’univers océan de pensées ?

J’ai évoqué récemment dans une de mes chroniques, ici et sur Facebook, la traversée du désert où nuit noire de l’âme !

J’y ai évoqué les raisons existentielles que nous traversons toutes et tous un jour ou l’autre et qui ne cessent de se répéter de manière récurrente tout au long de notre incarnation et qui nous font penser que nous sommes seuls, si au lieu de les accueillir nous cherchons à les éviter !

La traversée du désert, c’est le creux de la vague qui nous permet d’y déposer la partie la plus encombrante qui ralentit notre ascension, celle du degré d’ouverture de notre conscience qui nous rapproche de la Sagesse, bût de tout apprentissage !

C’est une des phases d’un mouvement alternatif incessant de forme sinusoïdale, qu’on compare souvent à celui des vagues d’un océan et que l’on nomme aussi vibration, palpitation, respiration ou plus prosaïquement « vie », celle de la goutte d’eau constituant l’océan et qui y vogue avec ses propres pensées, et si cette minuscule goutte pense c’est qu’elle EST parcelle de cet Univers océan conscient de ce qu’il EST et de ce qu’il FAIT en explorant tous les possibles, car il est lui aussi un être pensant  !

Tous les jours  nous traversons des phases ascensionnelles et ascendantes, ou tantôt nous sommes les rois du monde en surfant sur la crête de la vague et où nous nous sentons des moins que rien lorsque nous sommes au creux de la vague, TOUS LES JOURS !

Tous les jours, sur cet océan les courants qui nous mènent là où nous devons aller, nous sommes soumis aux divers degrés de pressions de dépressions que traverse le courant qui nous transporte. Notre vie de goutte d’eau peut alors ressembler à un long fleuve tranquille, ou à un maelstrom qui n’est que le fruit de nos pensées et de celles des autres gouttes d’eau qui voguent avec nous sur ce courant où nous participons tous à l’enrichissement ou à l’appauvrissement des pensées de l’Univers océan.

Se croire seul c’est oublier ce que nous sommes une goutte d’eau pensante et agissante, qui sans nous, assécherait, épuiserait l’essence même de l’Océan univers, tout comme les cellules de notre corps en s’asséchant le détruisent.

Mais si un océan ou un corps peut s’assécher, par contre ses pensées, nos pensées, elles nous survivent et s’intégreront dès que l’opportunité se présentera à celles d’un autre Océan-Univers et à ses gouttes d’eau !

L’eau est une association de trois atomes deux d’hydrogène et un d’oxygène.

L’eau de là, ou plutôt d’ailleurs est constitué en grande majorité d’hydrogène qui cherche à s’associer à l’oxygène dès que les conditions le permettent.

L’eau d’ici est à la base de l’apparition de toutes les formes de vie sur la planète, conditions idéales pour permettre à une forme de vie « carbonée » de s’y développer !

Pierre Teilhard de Chardin (1) disait à son époque, pas si lointaine (1881 – 1955), que si la matière n’était pas pourvue d’un esprit, cet esprit qui caractérise les humains n’aurait pas pu émerger chez nous !

Je compléterais son analyse, en ajoutant que si cet esprit n’avait pas émergé chez nous, nous ne pourrions pas forger nos pensées. La soi-disant matière n’aurait pu s’adapter aux hautes et basses pressions (vibrations) de l’Univers planète, voguant sur l’Océan univers de notre Galaxie !

Ne nous focalisons, ne nous figeons pas sur les difficultés que nous traversons, essayons de comprendre, ce qu’elles tentent de nous enseigner, car c’est en saignant que nous nous purgeons de tout ce qui nous entrave !

  • Pierre Teilhard de Chardin, né le 1er mai 1881 à Orcines (Puy-de-Dôme) et mort le 10 avril 1955 à New York (États-Unis), est un prêtre jésuite français, chercheur, paléontologue, théologien et philosophe. Scientifique réputé, théoricien de l’évolution, Pierre Teilhard de Chardin est à la fois un géologue, spécialiste de la Chine du Carbonifère au Pliocène et un paléontologue des vertébrés du Cénozoïque. Sa fréquentation régulière des paléoanthropologues qui étudiaient les premiers hominidés, tout juste découverts, l’incita à réfléchir à l’encéphalisation propre à la lignée des primates anthropoïdes.
    Dans Le Phénomène humain, il trace une histoire de l’Univers, depuis la pré-vie jusqu’à la Terre finale, en intégrant les connaissances de son époque, notamment en mécanique quantique et en thermodynamique. Il ajoute aux deux axes vers l’infiniment petit et l’infiniment grand la flèche d’un temps interne, celui de la complexité en organisation croissante, et constate l’émergence de la spiritualité humaine à son plus haut degré d’organisation, celle du système nerveux humain : pour Teilhard, matière et esprit sont deux faces d’une même réalité.

Raymond MAGDELAINE

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