Ce n’était rien, qu’un peu d’amour…

« Ce n’était rien qu’un peu d’amour, mais dans mon âme il continue à me nourrir à la manière d’un grand festin. »

Je passe ma vie, nous passons notre vie à côté d’un être qui nous est cher, et le temps… la routine… la peur de lui dire, celle de lui manifester par un geste, une attitude, une parole, un silence… qui ont l’air, à première vue, si insignifiants, ou qui peut nous paraître inutile…

« Il, elle sait, depuis le temps que nous vivons côte à côte, bord à bord… que je l’aime… non ? »

« Oui, il, elle le sait… mais alors dis-moi pourquoi dès qu’il/elle n’est plus là tu te sens aussi mal ? »

Oui, bien sûr… il/elle sait que tu l’aimes, mais le savoir ne nourrit pas une âme, ce qui nourrit les âmes c’est cette manifestation, même parcimonieuse, au quotidien !

Quand je te parle d’amour, je ne te parle pas que du sexe, qui en fait partie, évidemment… Non je te parle de toutes ces petites manifestions du quotient, pas en quantité, mais en qualité, aussi insignifiante en apparence, qu’un sourire, une caresse sur sa joue, un baiser léger sur ses lèvres… et ces deux mots associés « je t’aime » si désuet ; si galvaudés… qu’ils nous semblent inutiles de les répéter !

C’est lorsqu’il/elle n’est plus là… que nous nous rendons compte que tous ces gestes, tous ces petits mots, toutes ces dérisoires (en apparence) manifestations quotidiennes nous manquent plus que son absence !

Nous n’avons pas forcément besoin de le savoir, mais nous avons besoin, tous et toutes, qu’on nous le manifeste, d’une manière ou d’une autre.

Un deuil quel qu’il soit se nourrit toujours de ces petites manifestations du quotidien, et ce sont les festins de l’âme, dont nous avons tous besoin et nous permettent à tous et à toutes d’attendre, sans impatience, le jour où nous nous rêverons tous… un jour ou l’autre… ici où ailleurs…

N’attendons pas l’ailleurs pour le lui manifester ici, quand il est encore temps de le faire !

Ce sont les choses les plus insignifiantes, en apparence, qui sont les plus signifiantes !

L’entendrez-vous tant qu’il est encore temps de le manifester ?

Epilogue :

Si tu ne l’as pas fait du temps de sa présence à tes côtés, rappelle-toi que son absence n’est que l’illusion de tes regrets, il/elle est toujours là à tes côtés, invisible, certes, mais presque palpable dès que tu sors de tes regrets ou de tes culpabilités !

Raymond MAGDELAINE

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