L’incarnation

S’incarner c’est emprunter un corps physique d’homme ou de femme pour y expérimenter diverses situations, plus ou moins difficiles, mais jamais insurmontables, afin d’enrichir l’âme, ce principe immortel enfoui au plus profond du corps qu’il anime !

L’enfant est en contact quasi permanent et spontané avec cette âme, ce qui explique ses capacités à appréhender des situations, des expressions, des pensées, des attitudes, des paroles de l’adulte, qui nous échappent en grande partie à partir de l’âge de sept ans, âge ou nous devons nous enraciner, pour vivre les épreuves que nous devons surmonter !

L’âme est la partie lumineuse de notre être (le Soi), le corps est le côté moins lumineux (le côté obscur dirait Maître Yoda), tous les deux sont constitués, entres autres, de particules de lumières (des photons), ce qui les sépare, en apparence, c’est leur degré de luminosité, l’âme est hyper lumineuse, le corps très faiblement lumineux, mais luminosité que peuvent percevoir ceux ou celles qui ont la capacité de voir les auras (1) !

À partir de sept ans donc, nous allons expérimenter progressivement des épreuves qui nécessite de nous un enracinement profond dans la matière, qui est elle aussi, une forme dense de la lumière, pour enrichir ce que notre âme est venue corriger ce qu’elle n’avait pas réussi à faire dans ses vies antérieures !

Si inconsciemment, nous nous obstinons à refuser cette période essentielle de l’incarnation, nous allons devoir subir, des désagréments qui vont se manifester dans notre corps physique, comme les accidents, les maladies, des modifications interne et externe du corps… qui ne sont que des signaux de notre âme qui cherche à nous ramener sans cesse sur notre projet de vie !

Je dis « notre » projet, car ce n’est pas l’âme exclusivement qui est concernée, mais nous, dans nôtre globalité, notre moi (l’égo) et notre soi (l’âme) ne faisons qu’un, même si nous ne percevons plus ce soi, ou ne le percevons que très difficilement, il est NOUS !

Celui qui se prend exclusivement pour le moi, se fourvoie, et subit ce qu’il croit être une malédiction divine, s’il est croyant, ou un acharnement de ses bourreaux qu’il identifie aux autres, bien sûr, car lui ne peut être qu’une malheureuse victime !

Je ne porte aucun jugement sur ce comportement, que j’ai vécu, comme tout le monde, mais il nous faut absolument le comprendre, pour ne plus le subir, NE PLUS LE SUBIR, mais le TRANSFORMER !

Lorsque nous acceptons de vivre pleinement et en toute confiance notre incarnation, au lieu de la fuir, ou d’essayer de contourner les épreuves qui nous y attendent, et que NOUS avons choisi de vivre, alors et alors seulement, ces épreuves vont nous apparaître comme l’unique moyen de croître dans la joie !

L’enfantement se fait très souvent dans la douleur, lorsqu’il se déroule naturellement, mais aboutit immanquablement à la Joie d’avoir mis au monde un être divin que nous sommes tous !

il est né
Comme lui, nous aussi nous nous sommes incarnés, ici-bas !

Observez attentivement un enfant et vous percevrez en lui cette divinité, dont nous nous sommes volontairement séparés, pour un temps, mais jamais complètement, afin de nous enrichir !

Après qu’une mère nous est mise au monde, il est de notre devoir, homme ou femme, de nous enfanter une seconde fois, pour porter dans la lumière celui ou celle que nous sommes au plus profond de nous !

C’est vers la lumière que nous allons tous, croire que le côté obscur l’emportera dans ce monde, ce n’est pas avoir, encore, compris que le côté obscur n’est qu’un des nombreux outils contribuant à nous entrainer inexorablement vers la lumière !

D’ailleurs Lucifer, qui est considéré comme le « diable », et dont le nom veut dire « Porteur de la lumière » est un ange « dit déchu » (2) chargé de nous guider vers cette  lumière !

S’enraciner est nécessaire à notre croissance spirituelle, croire que c’est de la foutaise, ou vouloir forcer cette étape, je le répète, essentielle, consiste à nous priver de la lumière, faiblarde, mais lumière nourrissante, et lorsqu’on prive quelqu’un ou quelque chose de son aliment quotidien, il s’étiole et meurt, au mieux il végète !

Alors, vivre ou végéter, toi je ne sais pas, mais moi j’ai choisi de vivre mon incarnation, dans l’acceptation des épreuves à surmonter et surmontable, et cerise sur le gâteau, dans la joie de l’enfantement !

(1)   L’aura est la partie visible, par certain, de la lumière qu’émet tout corps vivant, les humains ont une aura, ainsi que les plantes, les animaux, tout ce qui est animé, tout ce qui vit, elle se manifeste par les couleurs du spectre de la lumière visible !

(2)    Il est dit déchut du paradis par les textes bibliques, alors qu’à mon avis, mais cela n’engage que moi, il est missionné par Dieu ou volontaire pour apporter la lumière dans la matière, ce qui change radicalement la fonction et la vision de Lucifer !

Raymond MAGDELAINE

 

2 réflexions au sujet de « L’incarnation »

  1. Ci-dessous de belles lignes d’un poète persan :

    Un être humain est une maison avec des invités.
    Chaque matin un nouveau venu,
    Une joie, une déprime, une méchanceté,
    Une prise de conscience momentanée arrive
    Telle une visiteuse inattendue.

    Recevez et fêtez tous ceux qui viennent à vous!
    Même s’il y a une multitude de chagrins,
    Balayant violemment votre maison,
    La vidant de son mobilier,
    Malgré cela, honorez chaque invité.
    Il se peut qu’il fasse de la place
    Pour un nouvel émerveillement.

    La pensée sombre, la honte, la malice,
    Portez-vous à leur rencontre en riant,
    Et invitez-les à entrer.

    Soyez reconnaissant envers tous ceux qui viennent
    Car chacun a été envoyé
    Comme un guide de l’au-delà.

    RUMI

    Merci à Viviane pour la traduction 🙂

  2. Tout à fait en accord avec tes lignes; à ce sujet, j’ai reçu un très beau poème de Rumi, que j’ai traduit en français. Je vais voir si je peux l’insérer ici… (non je n’y arrive pas) Dommage, j’essaierai de le publier ailleurs.

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