L’accompagnement des âmes

Après avoir passé une très belle formation de l’accompagnement en fin de vie avec des formateurs d’une très haute qualité. Il m’a semblé que limiter l’accompagnement à la toute dernière transition n’est pas suffisant, et qu’il est URGENT, c’est mon point de vue, de l’étendre, avant, pendant bien sûr, mais aussi après cette période délicate. Période très déroutante et désespérante pour les âmes des proches qui tentent tant bien que mal d’accompagner les leurs dans cette ultime transition.
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L’accompagnement de la toute dernière période demande à l’accompagnant d’avoir réglé le problème de l’âme hors, et pour l’avoir constaté, les âmes ayant subi la formation ne sont pas prêtes à l’accompagnement, car elles sont chargées, très lourdement, suivant les cas, des aprioris de ce moment. L’association l’a d’ailleurs très bien compris et propose tous les mois aux accompagnants des groupes de paroles encadrés par un(e) psychologue.

Régler ses propres peurs, concernant ce que la majorité d’entre nous continuent d’appeler la mort, avec toutes les peurs qui y sont rattachées, me semble essentiel avant de se lancer dans cette aventure fondamentale de la vie. La future Maman est accompagnée pour l’aider dans cette transition qu’est la naissance, il me semble que « l’âme hors » devrait être aussi accompagnée, encore plus sérieusement !

Le constat des accompagnants est le suivant, qu’ils soient formés ou pas : ils ne sont pas prêts à le faire sans en subir les conséquences structurellement déstabilisantes pour leur corps et leur âme, et ceci, tant qu’ils n’auront pas réglé leur rapport avec « l’âme hors ». Tous sans exception sont touchés par ce passage de l’autre et en subissent indirectement les effets collatéraux.
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Leurs peurs de «  »l’âme hors », c’est que justement, ils doutent d’être des « âmes immortelles » », ils voudraient bien y croire, mais n’en sont pas sûr pour eux même, car il est plus facile de se « détacher » de la mort de l’autre que de sa propre mort.

Leurs formatages leur suggèrent que nous ne sommes que de vulgaires corps physiques, sur lesquels on peut remplacer un organe comme on le fait sur une automobile. Que notre conscience n’est que le produit d’une réaction chimique de notre cerveau, et qu’à la fin de cette réaction, elle se volatilise !

Ils ont peut-être raison, mais avouez que le sens que l’on peut donner à sa vie est triste, lorsqu’on est persuadé de vivre pour ce résultat final. Avouez aussi que dans ce cas, il est dur d’accompagner l’autre, en lui prenant la main, et en lui disant affectueusement, « Tu vas voir cela va bien se passer, n’est pas peur ! » alors que celui qui tiens la main se projette dans sa mort future et dans ses peurs.

L’hypothèse du cerveau produisant la conscience n’est pas prouvée scientifiquement !

L’Hypothèse de la conscience délocalisée, venant d’ailleurs que du cerveau, ne l’ai pas non plus !

« Nous devrions nous demander pourquoi des hommes instruits avancent de telles affirmations qu’ils n’ont pas encore réussi à prouver. Quels intérêts se cachent derrière ces affirmations péremptoires ? »

Une piste : la mort est lucrative, pour les hôpitaux, les cliniques, les médecins, les pompes funèbres, les maisons de retraite, les lieux de sépultures, les messes dites pour le repos de l’âme. Elle est comme pour la vie, un moyen de paraître « Il a eu droit à des obsèques en grande pompe ! »

L’accompagnement, avant d’être entrepris, nécessite de faire face à sa propre mort, pour la transformer en « âme hors du corps ». Sans vous soucier des affirmations péremptoires des uns et des autres ! « L’âme hors » est une conviction intime, basée essentiellement sur vos propres croyances et sur votre propre foi.

La foi en soi, la foi en ses intuitions, la foi envers autrui, la foi en une vie après la vie, construite sur les pistes que vous aurez explorées, la foi en vos certitudes, la foi en la force du doute qui doit vous permettre, sans cesse, d’explorer d’autres pistes et d’éliminer les impasses.

N’écoute pas les conseils du « Grand Mammon » c’est un menteur qui cherche à t’emberlificoter pour mieux te mener par le bout du nez ! Forge-toi tes propres opinions, elles seules sont la source de ton indépendance. Soit un électron libre qui vit sa vie d’électron !

Lorsque tu seras près, alors tu pourras accomplir cette nécessité d’accompagner les âmes vers leur retour dans l’une de leurs nombreuses demeures.

Sache aussi que toutes n’y entrent pas directement, c’est pour cela qu’il est nécessaire de les accompagner après !

Comme il est nécessaire, de mon point de vue, et par mon vécu dans une très belle maison de retraite, de les connaitre avant, pour pouvoir efficacement leur tenir la main et leur insuffler en silence les mots qui panseront leurs maux !
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Nul besoin de grand discours, ton assurance de la vie après la vie est suffisante pour apaiser les âmes en transitions, âmes qui communiquent très facilement avec la tienne par télépathie.

Seuls les êtres humains ont besoin de la parole pour communiquer leurs intentions aux autres. Les âmes savent parfaitement ressentir la paix et la compassion qui habite la tienne.

Une âme en transition est une âme qui a pratiquement retrouvé toutes ses perceptions extra-sensorielles si ce n’est toutes. Dans la prochaine chronique, je vous parlerais de quelques exemples vécus !

Que la force soit avec toi !

Raymond MAGDELAINE

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