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Croire pour croître !

Alors comme cela tu ne crois plus en Dieu ?

Tu le trouves comme le Père Noël, puéril, ce n’est plus de ton âge, à toi on ne te la fait plus, tu n’es plus un naïf, tu es un adulte averti toi ?

Tu es sûr de ce que tu avances ?

Tu ne crois plus au Père Noël et pourtant tu crois, par exemple, à toutes les promesses des hommes politiques ! Pourtant le Père Noël tenait plus souvent ses promesses que les hommes politiques, non ?

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Tu crois, sans que tu t’en rendes bien compte, TOUT ce que te racontent les médias, je te parle de ceux auxquels tu crois, car eux ils ne peuvent pas te mentir, c’est cela ?

Ta chapelle ne peut qu’être détentrice d’une unique vérité, toutes les autres chapelles mentent, elles mentent à ses adorateurs ! Et toi tu n’es pas dupe, c’est bien cela, je ne me trompe pas ?

Si j’ai bien compris ta forme de raisonnement, tu ne crois que ce que tu veux bien croire, et tous les autres sont dans l’erreur, les pauvres… non tu as raison pas les pauvres… ou alors « les pauvres cons »!

Tu crois, si je comprends bien ton raisonnement, que la responsabilité de nos malheurs, de nos souffrances n’incombe qu’aux autres, toi bien sûr tu ne peux pas en être responsable ! Tu ne peux qu’être que la victime de tous ces « salauds » ; c’est cela ?

Ne sens-tu poindre dans ton jugement à l’emporte-pièce, un soupçon de nombrilisme… une très haute opinion de toi-même ?

Ne sens-tu pas derrière cette très haute estime, sa toute-puissance, son omniprésence, sa transcendance, que tu t’attribues toute Sa gloire ? Alléluia !

Non, non… surtout pas… ne réponds pas tout de suite à cette question cruciale, tu risquerais encore une fois de passer à côté de l’essentiel, laisse-la mûrir cette question, cherche au fond de toi, en toute honnêteté, si ce que j’avance, de manière un peu provocatrice, ne fait pas « écho » en toi !

Le Père Noël, vois-tu, est un rituel sacré que les parents enseignent à leurs enfants, alors qu’ils savent que ce personnage est fictif au départ, cette initiation contient une part de merveilleux essentielle à leur croissance, qu’ils perpétuent.

Cette croyance a pour objectif de préserver le merveilleux dans le cœur de ces « petits êtres » et par contagion, d’illuminer celui des parents. C’est pour cette raison que dès que tu deviens parent tu attise la tradition. Mais dis-moi pourquoi le fais-tu, pourquoi cherches-tu à entretenir le mensonge ?

Non, non… par pitié, réfléchis encore, et surtout ne t’attends pas à ce que je te donne mes réponses, te connaissant sur le bout des doigts, et pour me manifester ton mépris, tu t’empresserais de les rejeter en bloc, sans les analyser. Non, non… réfléchi, tu as déjà les réponses !

En fait tu vois ton intention de préserver le merveilleux dans les yeux de tes enfants, ou de tes petits enfants, a créé, pour de vrai, ce personnage de fiction, il est devenu une réalité tangible que tu entretien quasi religieusement, et comme tu as raison de préserver ce merveilleux !

La croyance de l’homme en son pouvoir est la clé de sa liberté. Tant que tu laisseras les autres faire ce que tu « devrais » faire, tu ne seras jamais satisfait du résultat. Tu connais ce dicton : « On n’est jamais aussi bien servit que part sois même »… comment tu le connais ! Pourquoi ne le mets-tu pas en œuvre alors ?

Tu sais, au fond, je suis assez d’accord avec tes analyses sur les croyances, là où nos points de vue divergent, c’est sur la cible. L’autre n’est pas responsable de mes malheurs, moi seul en suis responsable !

Les solutions, que les autres cherchent à m’imposer, ne sont pas miennes, alors je cherche MES solutions et surtout, surtout… je les mets en œuvre.

Le hamster a le droit de se lamenter dans la roue que tu as installée dans sa cage, il a le droit de se plaindre de toi qui l’y a enfermé ! Mais toi qui te laisses enfermer par les préjugés des autres, les solutions qu’ils cherchent à t’imposer… Qui t’empêches de sortir de ta cage et de mettre en œuvre tes solutions ?

Qui ? À part tes préjugés ?

Je ne sais pas, vois-tu, si Dieu existe, je ne l’ai pas encore rencontré physiquement, ici-bas. Mais comme la croyance du Père Noël est une invitation à la croissance de l’enfant, Dieu ou la croyance en « quelque chose » est aussi une nécessité pour la croissance et l’harmonie des êtres, du vivant !

Non, je ne sais pas si Dieu existe, mais c’est pourtant ce que j’ai choisi de croire pour continuer à croître !

Raymond MAGDELAINE